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PRO VELO Valais Wallis

PRO VELO Valais Wallis

L’association pour la promotion de la mobilité cyclable quotidienne et la défense des cyclistes en Valais.

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Alexandre Bagnoud

Vélo et transports publics en Valais : les résultats de notre sondage !

20 mars 2026

Le vélo, ce fantastique mode de transport – bon pour la santé, l’environnement, la tête, agréable (quand il est séparé du trafic motorisé), etc. – mais (il y a un mais) qui connaît quelques limitations : les longues distances et les dénivelés positifs. Une vitesse maximale parfois faiblarde, ainsi qu’une certaine fatigue physique qui peut s’établir, rendent les longs trajets et les montées peu encourageants.

La dream-team

Pour répondre à ce problème (qui n’en n’est pas vraiment un en fait, la majorité de nos déplacements font moins de 5 km et la majorité des Valaisans habitent en plaine), il existe une solution : la combinaison du vélo avec les transports publics. Nous avons nommé la dream team de la mobilité douce !

Sur le papier, c’est très simple. On saute sur notre vélo, en quelques virages et coups de pédales, on se retrouve à la gare, point de départ d’un vaste réseau de transport public, qui peut nous amener à peu près partout, sans effort, accompagné de notre fidèle monture.

Voilà pour la théorie… Mais en pratique, il n’est pas toujours simple de combiner ces deux modes de transport. Après avoir reçu quelques plaintes de nos membres suite à la généralisation de la réservation obligatoire pour vélo sur certaines lignes de bus entre mai et octobre, nous avons décidé de lancer un sondage pour recueillir un maximum de retours utilisateur·trice·s. Le but : y voir plus clair et proposer des pistes d’améliorations aux entreprises de transport. Ce sondage a été lancé en juillet 2025, en collaboration avec Valais Cycling et Pro VTT. Voici donc ce que nous retenons des réponses reçues.

Le retour du sondage

La majorité des 140 réponses obtenues concerne les trains CFF (80%), le reste concerne les cars postaux. Les déplacements sont principalement liés aux loisirs (75%), le reste concerne des déplacements utilitaires (25%). Mais si l’on pondère le type de déplacement avec leur fréquence, nous obtenons une part similaire entre les deux types de déplacement.

Ce service est très apprécié et jugé important par les utilisateur·trice·s, qui y voient une très bonne complémentarité avec le vélo, notamment au niveau des trajets longs ou avec du dénivelé positif. Pour certain·e·s, cette combinaison permet de se passer d’une voiture. La densité du réseau ainsi que le nombre d’arrêts proposés par les cars postaux sont également perçus positivement.

L’application CFF est également très appréciée. Notamment au niveau des indications qu’elle fournit sur la disposition des trains, facilitant le chargement des vélos. Toutefois, quelques difficultés d’utilisation ressortent : l’annulation d’une réservation, la réservation d’un trajet vélo sans achat de billet (avec passeport vélo ou carte journalière vélo), le plafonnement à 15 CHF avec une carte journalière lors d’achats séparés, et la réservation de places vélos contiguës pour les groupes et les familles.

L’application CFF s’améliore continuellement. À l’heure où nous écrivons ces lignes, il est possible d’annuler une réservation jusqu’à 30 minutes avant le départ. La réservation d’une place vélo sans achat de billet a été simplifiée.

Ce service est jugé trop cher par la majorité des sondé·e·s (le prix d’un billet vélo correspond au prix ½ tarif du billet). D’autant plus que ce surcoût semble injuste, alors que le transport des poussettes, bagages encombrants, trottinettes et même de vélos emballés dans des sacs est gratuit !

Si vous transportez régulièrement votre vélo dans les transports publics, une solution intéressante est le passeport vélo, qui coûte 260 CHF par an et permet de ne plus acheter de billet parcours pour votre vélo.

Les CFF donnent des conseils pour transporter gratuitement votre vélo : utiliser un vélo pliable ou le transporter dans une housse. Les remorques sont transportées gratuitement. Dans notre sondage, l’utilisation de la housse apparaît comme anecdotique. PRO VELO Suisse donne également des conseils sur cette page.

La réservation obligatoire est jugée négativement. Pour 80% des sondé·e·s, elle est soit inutile, soit trop souvent exigée, que ce soit pour les trains ou les bus. Elle est jugée plus durement par les pendulaires : 46% d’entre eux·elles l’estiment inutile et 40% trop souvent demandée. Son prix unique – 2 CHF – semble injuste car il n’évolue pas en fonction de la longueur du parcours. Elle apparaît donc très pénalisante pour les trajets courts.

Parlons-en de cette réservation obligatoire, qui suscite beaucoup de réactions. Depuis 2025, elle est entrée en vigueur en Valais (ainsi que dans d’autres cantons) de mai à octobre sur certaines lignes de cars postaux jugées touristiques, comme celle qui relie Sion à Savièse. L’un de nos membres l’utilise régulièrement pour remonter de la plaine avec son vélo après son travail. Résultats des courses : pour un rack vélo systématiquement vide, la réservation obligatoire implique un surcoût de 40 CHF par mois (s’il l’on considère 20 trajets) ce qui triple le coût du transport du vélo (le coût mensuel du passeport vélo est de 22 CHF) ! Sans parler de la procédure de réservation fastidieuse qui est à réaliser chaque jour. Cet utilisateur a eu l’excellente idée de documenter par photo tous ces transports nécessitant une réservation obligatoire et payante. Nous vous laissons apprécier le résultat qui parle de lui-même :

Dans les bus sans réservation de vélo obligatoire, il est permis de transporter un vélo à l’intérieur du car, pour autant que la place le permette, les poussettes et chaises roulantes étant prioritaires. Les vélos des enfants jusqu’à 6 ans peuvent être transportés gratuitement et sans réservation. D’autres informations utiles concernant le transport des vélos dans les cars postaux peuvent être consultés sur cette page FAQ.

L’accessibilité peut être améliorée. Le nombre de places est jugé légèrement insuffisant, avec une tendance plus marquée pour les trains. Ces derniers sont en effet souvent pleins aux heures de pointe, et les zones vélos encombrées de divers objets. Et dans ces conditions, certains utilisateur·trice·s aimeraient justement bien pouvoir réserver une place pour leur vélo, ce qui n’est pas toujours possible, notamment dans les trains Régio. À noter que pour les trains, les “wagons vélos” sont très appréciés, avec un nombre de places important et une accessibilité améliorée.

Au niveau des bus, le nombre de places disponibles est mieux noté, même si certains regrettent que durant et en marge de la saison hivernale il ne soit pas possible d’utiliser de racks mixtes permettant de transporter des skis et un vélo. En revanche, la majorité des réponses montre qu’il est difficile d’installer un vélo sur les racks à l’arrière des cars, à cause de la hauteur des crochets.

En cas de difficulté à charger votre vélo, n’hésitez pas à solliciter poliment l’aide d’un passager ou du chauffeur. Même si ce dernier n’est pas tenu professionnellement de vous aider, le savoir-vivre voudrait que oui. De manière générale, une bonne communication avec le personnel est indispensable à une bonne cohabitation. N’hésitez pas par exemple à indiquer au chauffeur lorsque vous descendez du bus que vous devez récupérer votre vélo. Cela vous évitera de vous retrouvez seul·e sans votre vélo au bord de la route !

Le point de vue des transporteurs

Les résultats de ce sondage ont été présentés à la commission annuelle des transports publics et de la mobilité douce, organisée par le Service de la Mobilité du Canton du Valais. Durant cette rencontre, l’Union des Transport Publics du Valais (UTP) a pu présenter leur point de vue sur ce service.

Pour les entreprises de transport, le transport des vélos est un défi opérationnel, avec de nombreuses contraintes techniques. On veut bien les croire ! De plus, il faut savoir qu’il existe un cadre strict, sous la forme de règlements rédigés par Alliance SwissPass (l’organisation faîtière de la branche des transports publics en Suisse). C’est par exemple le document Tarif 600 qui gère les questions de transport des bagages, des vélos et des animaux.

Lors de cette séance, nous avons demandé aux cars postaux de réévaluer la pertinence de rendre les réservations obligatoires sur certaines lignes valaisannes, ce qu’ils se sont engagés à faire en 2026, après une période d’observation d’une année (après la mise en place de cette mesure). En effet, notre analyse montre qu’une réservation obligatoire et systématique est un frein au développement de la mobilité combinée pour les déplacements quotidiens. Espérons-donc que ce travail porte ses fruits ! Il nous semblerait pertinent de ne pas systématiser la réservation obligatoire. Sur certaines lignes CFF, la réservation n’est d’ailleurs obligatoire uniquement les week-end.

PRO VELO Suisse, dans une prise de position récente suite à la généralisation de cette réservation obligatoire, demande que cette mesure reste provisoire, le temps de mettre suffisamment de places vélos à disposition dans les transports publics. Notre association faîtière entretient également des contacts réguliers avec diverses entreprises de transport, dont CFF et CarPostal. Cette dernière explique être globalement satisfaite du nouveau système de réservation généralisé. Une demande a été faite auprès des CFF afin de développer plus rapidement une nouvelle fonctionnalité de l’application qui permettrait de connaître le nombre de places encore disponibles dans les bus afin de pouvoir mieux organiser les sorties de groupe. De plus, CarPostal souhaite améliorer leur service avec une capacité augmentée et une meilleure formation des chauffeurs au service de transports de vélos, notamment au niveau du chargement des vélos.

Notre vision de la mobilité combinée

Le dialogue va donc continuer entre ces différents acteurs, que ce soit au niveau cantonal ou fédéral. Ces discussions et réflexions communes permettront sans aucun doute d’améliorer ce service qui est, nous le rappelons, apprécié et jugé important pour la promotion du vélo. À rappeler que, que ce soit au niveau cantonal ou fédéral, des objectifs de développement du vélo ambitieux ont été fixés. Afin de rendre ce service encore plus efficace et attractif, d’autres mesures devront être réfléchies et discutées. Vu qu’il n’est matériellement pas possible de transporter tous les vélos dans les transports publics, il est également nécessaire d’améliorer l’offre des vélos en libre service du stationnement vélo de qualité à proximité des arrêts et des gares, comme présenté dans cet argumentaire de PRO VELO Suisse.

Il reste donc beaucoup à faire pour encourager cette mobilité combinée. Certaines gares régionales valaisannes sont toujours dépourvues de parking vélos, comme c’est le cas à Riddes ou à Saxon, tel que relevé sur Bikeable et par le blogueur Joakim Faiss. Sans compter qu’une hausse de prix des billets pour les billets vélos a été annoncée pour fin 2026 par l’Alliance Swisspass… alors que le transport de tout autre bagage, aussi volumineux soit-il, restera gratuit !

En Suisse, le potentiel d’intermodalité entre le vélo et le train est important puisque 97% des personnes vivent à moins de cinq kilomètres d’une gare. Pourtant, selon les CFF, en 2025, seul 12% des usagères et usagers se sont rendu·e·s à la gare à vélo.

PRO VELO continuera à œuvrer pour que toutes ces mesures soient mises en place le plus rapidement possible – en parallèle au développement d’un réseau cyclable sûr, continu et séparé du trafic – afin de rendre cette dream team de la mobilité douce la plus performante possible ! Si tu juges notre travail important, n’hésite pas à nous soutenir et…

…deviens membre !

Quand on fait du victim blaming, c’est raté!

14 juin 2025

Cher Fonds de sécurité routière,

Si le but de votre campagne “Le jeu de ta vie” est clair (diminuer les accidents de vélo) et plutôt bien réalisée (on sent que des moyens importants y ont été consacrés), il est incroyable de constater à quel point elle rate sa cible !

Croyez-le ou non, mais chaque cycliste est extrêmement conscient de sa vulnérabilité sur la route. S’il nous arrive de ne pas respecter les code de la route à la lettre (tout comme les personnes au volant de leur voiture), en aucun cas cela ne se fait au détriment de notre sécurité, qui reste le critère le plus important pour toute prise de décision lorsque l’on roule à vélo. De ce fait, aucun cycliste (ou tout au plus une infime minorité) ne se reconnaîtra dans les 4 personnages de votre campagne.

Si votre but est de diminuer le risque d’accident de vélos, il vous faut réussir à sortir de ces préjugés et à vous intéresser aux vraies causes de ces accidents de vélo: le partage de la route avec des véhicules motorisés et les infrastructures inadaptées. Pourquoi ne pas sensibiliser les personnes roulant en voiture aux risques de certains comportements : dépassements sans respecter les distances de sécurité ou dans des endroits sans visibilité, le fait de ne pas regarder la route mais son téléphone, etc.? Pourquoi ne pas sensibiliser les collectivités publiques à la nécessité de mettre en place des aménagements sûrs et continus, sans bordures saillantes, obstacles et nids de poules?

Votre approche est également contre-productive.

En stigmatisant les cyclistes, ceux-ci même que vous cherchez à sensibiliser, vous les agacez et n’atteignez donc pas votre cible.
En faisant du victim blaming, vous propagez l’idée que les cyclistes ne méritent pas leur place sur la route, ni d’être respectés, que ce soit par les collectivités publiques ou par les autres usagers de la route.
Finalement, vous découragez les personnes à se mettre au vélo, en présentant cette activité comme fatalement dangereuse. Pourtant, une étude récente qui a suivi plus de 80’000 personnes sur 18 ans montre que durant cette période, la pratique régulière de vélo diminue de 46% le risque de mortalité, par rapport à une population sédentaire. Et ce même en tenant compte du risque d’accident (lien).


Et c’est aussi cela le jeu de la vie, rester le plus longtemps possible en bonne santé!

Pourquoi le vélo ?

14 décembre 2024

En enfourchant votre vélo, sans vous en rendre compte, vous vous transformez en super-héroïne/héro, qui lutte contre la pollution, le réchauffement climatique, les problèmes de santé publique, qui diminue le risque d’accident et qui améliore la qualité de l’espace public. Franchement, BRAVO et MERCI, continuez comme cela !

Pourquoi le vélo est fantastique

Le vélo est un moyen de transport extraordinaire! Saviez-vous qu’en termes énergétiques, l’espèce animale qui se déplace le plus efficacement sur cette planète est simplement un être humain sur un vélo? Aucune autre espèce et aucun autre véhicule n’est capable de faire mieux !

Le vélo est situé tout en bas de ce graphe, indiquant qu’il est le moyen de transport le plus économe connu sur cette planète (en nombre de calories dépensées par gramme et par kilomètre parcouru). C’est également un moyen de transport léger, n’augmentant que très peu le poids de la personne qui se déplace. Le vélo est donc un champion de la sobriété!

Même s’il paraît simple, le vélo est donc une invention extraordinaire ! Pour s’en convaincre et pour se rendre compte de toutes les améliorations dont ce véhicule a bénéficié depuis son appariation il y a plus de 200 ans, le mieux est de regarder cette courte vidéo :

Mais pourquoi tout le monde roule en voiture alors?

Malgré ces avantages, force est de constater que le vélo reste un moyen de transport minoritaire en Suisse, alors que la voiture est très largement utilisée.

En effet, la voiture est vue comme moyen plus efficace de mobilité, plus rapide et pouvant transporter une charge plus importante que le vélo. Grâce à une politique qui a investi des sommes considérables pour favoriser le développement d’un réseau routier imposant, la voiture est rapidement devenue un moyen de transport incontournable dès la sortie de la 2ème guerre mondiale. Et ceci en défaveur des mobilités actives, marche et vélo.

Evolution de la répartition de la part modale de différents modes de transport en Grande-Bretagne. L’utilisation du vélo (en vert) à fortement diminué au profit de la voiture (en rouge) à la sortie de la 2ème guerre mondiale.

La voiture a connu un tel succès qu’elle est devenue aujourd’hui un réflexe, avec pour conséquence d’être utilisée même pour des trajets très courts. Les statistiques en Suisse montre que la voiture devient le mode de transport le plus choisi pour des boucles supérieures à 3 km !


Cette faible part modale du vélo s’explique par des d’infrastructures inadaptées pour les cyclistes, qui se retrouvent contraints à partager la route avec des véhicules beaucoup plus larges, lourds et rapides qu’eux. Ce manque de sécurité pousse inévitablement les gens à laisser leur vélo au garage et à utiliser leur voiture à la place, même pour les trajets courts.

Selon le guide vélo, la grande majorité des Suisses seraient intéressés par des déplacements en vélo, mais n’osent pas franchir le pas pour des raisons de sécurité.

Le potentiel du vélo est donc énorme en Suisse !

Les limites du tout à la voiture

Pourtant, notre système de transport qui mise largement sur la voiture, montre ses limites. Celles-ci deviennent de plus en plus évidentes dans un contexte de changement climatique, de sédentarité, de coupes budgétaires et de manque d’espace.

Mais bonne nouvelle, les nombreux avantages qu’offrent le vélo proposent une réponse efficace à toutes ces problématiques !

Le climat

En Suisse, les émissions CO2 ont diminué de 20% en 30 ans. C’est bien, mais encore largement insuffisant. Parmi tous les secteurs émettant des gaz à effet de serre, celui des transports est celui qui a fait le moins d’efforts, sa part grimpant de 27 à 32% durant ce laps de temps.

Le vélo, même électrique, offre ici une solution de déplacement qui n’émet quasiment aucun gaz à effet de serre, comme le montre le calculateur de l’ADEME.

La santé

L’OMS tire la sonnette d’alarme sur la hausse de l’inactivité physique – la sédentarité – qui touche 1/3 des adultes, un chiffre en hausse de 5 % par rapport à 2010.

Selon cette organisation, l’inactivité physique est l’un des principaux facteurs de risque de mortalité liée aux maladies non transmissibles. Les personnes ayant une activité physique insuffisante présentent un risque de décès supérieur de 20 % à 30 % à celles qui sont suffisamment actives.

L’inactivité physique est une menace silencieuse pour la santé mondiale.

L’OMS

Évolution séculaire de l’activité physique quotidienne en France.
Source: IRMES (Institut de Recherche bio-Médicale et d’Epidémiologie du Sport)

L’OMS recommande donc 300 minutes d’activité physique par semaine. Elle permet de réduire le risque de mortalité toutes causes confondues ainsi que les risques de mortalité par maladie cardiovasculaire, d’hypertension, de cancers, de diabète de type 2 et de chutes. De plus, elle améliore la santé mentale, la santé cognitive, le sommeil et la masse adipeuse.

Rapporté au vélo, cela représente grosso modo 15 km parcourus par jour, ce qui est un distance tout à fait réalisable.

Et à ces bénéfices peuvent se rajouter d’autres liés à la baisse du risque d’accidents graves. Les vélos, étant moins rapides et moins lourds que les voitures, sont par définition moins dangereux que ces dernières. Une collision avec un cycliste roulant à 20 km/h est 100x moins dangereuse qu’avec une voiture roulant à 55 km/h.

L’énergie contenue dans un véhicule en mouvement, et qui représente donc la dangerosité en cas de collision, est proportionnelle à la masse du véhicule, mais aussi au carré de la vitesse. Lorsque celle-ci double, l’énergie est quadruplée.

L’argent

A cause d’infrastructures très onéreuses à construire et à maintenir, d’effets négatifs sur la santé, de bouchons, et de nombreux accidents, le trafic individuel motorisé coûte très cher à la collectivité. Il est important de noter ici que la grande partie des ces coûts, qu’ils soient directs ou indirects, sont portés par l’ensemble de la collectivité. En effet, les taxes sur les voitures et l’essence n’en couvrent qu’une petite partie. Sans oublier que le fait de posséder une voiture implique des dépenses importantes pour les ménages, en moyenne 1000 CHF par mois et par véhicule, selon le TCS.

Au contraire, le vélo rapporte de l’argent à la collectivé, notamment en réduisant les bouchons, les frais liés à la santé et aux accidents, et les frais de construction et d’entretien du réseau. C’est ce que montre une étude au Bénélux. Chaque km parcouru en vélo rapporterait plus d’un euro à la collectivé, tandis que chaque km parcouru en voiture en couterait un.

Autre exemple tout autant parlant. Selon, Stein van Oosteren, auteur du livre « Pourquoi pas le vélo?« , les Pays-Bas investissent 500 millions d’euros par an dans leurs infrastructures cyclables, et estiment que cela leur rapporte une économie en termes de coûts de la santé de 19 milliards d’euros par an (soit 3% du PIB). Joli retour sur investissement !

L’espace public

Nous avons tendance à l’oublier (la faute à la motonormativité !), mais l’espace public est occupé à 60% pour le trafic motorisé. Cela signifie que la grande majorité de ce bien commun est rendu dangereux, bruyant, polluant, et inaccessible à beaucoup de gens, notamment aux enfants, tout cela au bénéfice de la voiture !

Illustration de l’artiste suédois Karl Jilg

Cela est dû au fait que la voiture est le mode de transport le moins efficace en termes d’utilisation de l’espace. Cela peut paraître paradoxal, mais en ville, la voiture nécessite environ 10x plus de surface que le vélo ou la marche, pour un flux de transport similaire (le flux correspond au nombre de passages par heure). La voiture apparait donc comme un moyen de transport presque aberrant en milieu urbain, sachant que sa vitesse moyenne y est similaire à celle du vélo (voire légèrement plus faible).

Source : National Association of City Transportation Officials


Il est possible d’inverser la tendance, et des politiques allouant plus d’espace aux mobilités actives ont démontré leur efficacité à retrouver un espace public de qualité, avec moins de pollution, de bruit, de stress et plus de place pour la vie sociale!

Exemple de transformation de l’espace public à Vienne. Dans quelle rue voudriez-vous habiter?

Du bonheur !

Si vous demandez aux cyclistes du quotidien pour quelle raison il ont choisi ce mode de transport, la réponse que vous entendrez ne sera certainement pas un des points évoqués plus haut. La réponse sera certainement celle-ci : « La pratique du vélo rend simplement heureux !« . Ce qui est totalement vrai, nous confirmons ce point!

Notre vision de la mobilité

Pour toutes ces raisons, nous sommes persuadés qu’en faisant de notre but la défense et la promotion du vélo comme moyen de transport à part entière, nous ne rendons pas uniquement service aux cyclistes, mais également à toute la collectivité, qui retrouvera un mode de vie plus respectueux de l’environnement et de leur santé, moins cher, plus sobre, et avec une qualité de l’espace public grandement améliorée!

Nous militons donc pour des politiques favorables au vélo, qui incluent le développement d’infrastructures cyclables efficaces, continues et sécurisées, et qui favorisent le transport intermodal (vélo et transports en commun). Et pour ce faire, il n’y pas de miracle, de l’espace doit être repris là où il est disponible, c’est-à-dire à la voiture.

Sans bien sûr vouloir interdire cette dernière, puisque le transport motorisé reste dans certains cas le moyen plus approprié. Mais l’utilisation de la voiture ne doit plus être un réflexe pour n’importe quel déplacement.

Si vous aussi vous partagez cette vision, si le vélo vous rend heureux et que vous voulez en faire profiter un maximum de personnes, n’hésitez pas à soutenir notre association en cliquant sur le bouton ci-dessous!

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