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PRO VELO Valais Wallis

PRO VELO Valais Wallis

L’association pour la promotion de la mobilité cyclable quotidienne et la défense des cyclistes en Valais.

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Politique

Politique: il est temps d’agir pour la mobilité cyclable

23 novembre 2025

Une planification en retard : l’échéance approche, les moyens peinent à suivre

Le canton du Valais doit planifier l’ensemble de son réseau cyclable cantonal d’ici fin 2027, conformément aux exigences fédérales. Or, seuls quelques plans sectoriels ont été réalisés à ce jour, alors que la majorité reste encore à élaborer.

Cette situation crée un décalage inquiétant entre les ambitions affichées et la réalité du terrain. Sans planification complète, les aménagements ne peuvent pas avancer, ce qui retarde la création d’un réseau cohérent, continu et sécurisé pour les cyclistes.

Les ressources actuellement à disposition du Service de la mobilité ne semblent pas suffisantes pour mener à bien, dans les délais, l’ensemble du travail de coordination, de concertation et d’études techniques que nécessite une planification complète du réseau.

Dès lors, une question centrale se pose :

Comment le canton pourra-t-il finaliser la planification dans les délais fédéraux si les ressources restent inchangées ?

Si le Valais souhaite atteindre l’objectif de 2027, un renforcement des moyens — humains ou externes — apparaît nécessaire. Pour l’heure, aucune décision concrète n’a encore été annoncée.


Deux interventions parlementaires qui illustrent des besoins très concrets sur le terrain

Les difficultés de la planification ne sont pas théoriques : elles se traduisent par des retards dans des projets cyclables essentiels, en plaine comme dans le Haut-Valais. Deux interventions récemment déposées au Grand Conseil en témoignent.

🔹 Pont-de-la-Morge – Sion : une requalification annoncée, mais des incertitudes persistantes

Dans une question écrite (2025.11.419), le député Florian Chappot (PS) demande des éclaircissements sur l’avancement de la requalification de la route T9 entre Pont-de-la-Morge et Sion-Ouest, un projet présenté début 2024 et destiné à sécuriser un axe de 2,7 km, notamment en intégrant :

  • des cheminements continus pour les cyclistes,
  • des aménagements conformes pour les piétons,
  • des arrêts de bus modernisés.

Les travaux étaient annoncés pour 2027, mais plusieurs zones d’ombre subsistent. Le député demande donc :

  • où en est la procédure (études, autorisations, mise à l’enquête),
  • si le calendrier peut être tenu,
  • si le projet reste une priorité cantonale,
  • et si le cofinancement fédéral ou communal doit être adapté.

Cette intervention souligne l’importance d’assurer un suivi rigoureux des projets stratégiques intégrant des infrastructures cyclables.

Vidéo du projet
Lire l’ntervention parlementaire

🔹 Brig – Visp – Baltschieder : intégrer une liaison vélo rapide avant qu’il ne soit trop tard

Dans un postulat transpartisan (2025.11.503), plusieurs députés demandent d’intégrer une liaison vélo rapide sur la rive gauche du Rhône dans la 3ᵉ correction du Rhône.

Ils estiment que le calendrier actuel des travaux offre la dernière fenêtre réaliste pour intégrer cette infrastructure, essentielle pour les pendulaires et les entreprises de la région — notamment Lonza — ainsi que pour les communes concernées.

Ils demandent au Conseil d’État :

  • de prioriser officiellement cette liaison dans la planification en cours,
  • de garantir les connexions et passerelles nécessaires vers les quartiers et zones d’activités,
  • et d’examiner sa prolongation jusqu’à Visp et Baltschieder.

Ce postulat met en évidence un besoin clair et longtemps attendu dans le Haut-Valais : une infrastructure cyclable continue, efficace et sécurisée.

Lire l’intervention parlementaire (en allemand)

Agissons – et rapidement !

Ces interventions montrent que l’urgence n’est plus à démontrer : la planification accuse du retard, les moyens semblent insuffisants et plusieurs projets stratégiques peinent à progresser. Pour garantir un réseau sûr et cohérent d’ici 2027, le canton devra agir — et rapidement.

PRO VELO Valais/Wallis continuera son lobbyisme politique et suivra ces dossiers afin d’informer dès que des décisions concrètes seront prises.

Un nouveau vélo ? Mieux vaut habiter au bon endroit!

27 juillet 2025

PRO VELO Valais/Wallis a récemment mené un sondage auprès de l’ensemble des communes valaisannes afin de mieux comprendre leur politique de soutien à l’utilisation du vélo. Ce travail a permis de dresser un état des lieux précis des subventions disponibles et de la manière dont elles communiquent (ou non) sur la mobilité.

Moins de 20 % des communes octroient des subventions pour l’achat de vélos

Sur les 84% ayant répondu au sondage, seules 16% des communes encouragent l’acquisition de nouveaux vélos par un soutien financier. Fait marquant: aucune commune haut-valaisanne n’accorde de subvention.


Sans surprise, ces aides concernent en immense majorité des vélos à assistance électrique, dont la popularité grimpe en flèche depuis plusieurs années. Génial, mais n’oublions pas que d’autres types de vélos, comme les musculaires ou les cargos, méritent également d’être considérés — ce qu’un tiers des subventionnaires a bien compris.

Il faut le reconnaître : les montants alloués font plaisir ! Entre 200 CHF et 500 CHF, une aide qui peut faire pencher la balance en faveur du vélo… et laisser la voiture au garage.

Une politique cyclable ce n’est pas une charge, c’est une opportunité !

Au-delà de l’engagement écologique, soutenir l’achat de vélos représente de nombreux avantages pour les communes elles-mêmes : meilleure santé de sa population, réduction du trafic local, moins d’entretien des routes, plus grande sécurité ou encore augmentation de l’attractivité communale. Bref, investir dans le vélo, c’est investir dans la qualité de vie locale.

Pour ceci, l’encourager bien sûr… mais aussi en parler ! Encore trop peu de sites officiels locaux disposent d’une page internet dédiée au vélo ou même à la mobilité. Pourtant, mettre en avant les mesures inciterait concrètement les habitants à revoir leurs habitudes de déplacement.

Notre appel pour plus de vélos-cargos

Le vélo-cargo en Valais, c’est un peu comme un couteau suisse à pédales : il transporte les enfants, les courses, ou même le chien, sans une goutte d’essence. Grâce à leur capacité de transport élevée, ils permettent aux familles, artisans et commerçants de se déplacer efficacement tout en réduisant leur empreinte carbone.


En ville, notamment à Sion, Sierre ou Brigue, ils facilitent les livraisons du dernier kilomètre sans congestionner le trafic ni polluer l’air. Dans les zones de plaine, leur usage est idéal pour remplacer la voiture sur de courtes distances, que ce soit pour faire les courses, amener les enfants à l’école ou transporter du matériel. De plus, leur adoption favorise une meilleure qualité de vie : moins de bruit, plus d’activité physique, et une réduction des coûts liés aux transports. En encourageant leur usage par des subventions ou des infrastructures adaptées, le Valais peut faire un pas concret vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement et mieux adaptée aux besoins locaux.

Un rôle clé pour les communes

Dans le récent bilan intermédiaire de la Loi sur les voies cyclables, PRO VELO Valais/Wallis soulignait l’importance de la participation communale dans le développement et l’application d’une stratégie vélo. Ce sondage le confirme : elles ont entre leurs mains un levier concret pour agir, que ce soit à travers des subventions, des infrastructures, l’organisation de cours vélo ou une communication plus claire.

Nous remercions chaleureusement toutes les communes qui ont pris le temps de répondre à notre enquête ! Ensemble, favorisons un Valais plus sain, plus durable et plus sûr !

Quid de ma commune?
Notre communiqué de presse (28.07.2025)

Les médias en parlent :

  • Canal 9 : « Pas assez de subventions en Valais selon PRO VELO »
  • Rhône FM: « Seulement 16% des communes valaisannes subventionnent les vélos »
  • Walliser Zeitung : « PRO VELO Wallis beklagt Velograben »

Loi sur les voies cyclables : le Valais est en route… mais encore à la traîne !

7 juillet 2025

Chez PRO VELO, on ne fait pas du vélo pour tourner en rond. Et justement : aujourd’hui marque un petit jalon historique avec la publication du rapport intermédiaire sur l’application cantonale de la Loi sur les voies cyclables (LVC). Alors, bonne nouvelle: le Valais pédale enfin dans la bonne direction. Moins bonne nouvelle : on est encore loin du sprint final.

Un cadre légal… mais pas encore suffisamment de pistes cyclables sous nos roues

En 2018, 74% de la population suisse a dit oui à la mobilité douce. Résultat : depuis deux ans et demi, les cantons doivent planifier des réseaux cyclables sûrs et attractifs. En Valais, on a même pris les devants avec une base légale cantonale pour la mobilité douce. En lançant une initiative cantonale, la nouvelle loi sur les transports publics et la mobilité douce quotidienne a pu être façonnée convenablement. Et cela nous positionne parmi les premiers cantons à le faire.

Mais avant de sortir les trompettes: pour l’instant, ces belles pistes cyclables sont surtout dessinées sur papier. Concrètement, on voit encore plus de voitures que de vélos. La loi fédérale impose pourtant des réseaux réalisés d’ici 2042. Ça laisse le temps, oui, mais l’exemple de l’autoroute du Haut-Valais – planifiée en 1960 et toujours en chantier – nous rappelle que la procrastination valaisanne est légendaire…

Entre volonté politique et coup de pédale communal

PRO VELO tient à saluer l’arrivée du nouveau chef de service de la mobilité, M. Sylvain Dumoulin. Et compte sur lui pour éviter que nos futures pistes ne restent coincées dans un tiroir poussiéreux. Rappel aux communes : c’est le moment ou jamais d’enfourcher la bicyclette et de penser « réseau cyclable » sérieusement. Avec stationnements adaptés, RCCZ modernisés, et pourquoi pas une stratégie locale.

Le vélo est un vrai moyen de transport, pas juste un loisir du dimanche. Chez PRO VELO Valais/Wallis, on reste sur la selle, vigilants et motivées. Les bases sont là, les cadres légaux aussi : maintenant, il faut des pistes concrètes, pas des promesses sur papier glacé.

Lire le rapport
Vers notre communiqué de presse


Les médias en parlent:

  • Le Nouvelliste: « Développement du réseau de voies cyclables: Pro Vélo Valais salue des avancées »
  • Radio Chablais: « Bilan de l’application de la loi fédérale sur les voies cyclables en Valais »
  • Canal 9: « Les pistes cyclables sur la bonne voie »
  • Rhône FM: l’interview (min. 3:30) / « Le développement des voies cyclables suisses tient la cadence »
  • Walliser Bote: « Wallis nimmt bei der Umsetzung des Veloweggesetzes eine Pionierrole ein ».
  • Walliser Zeitung: « Wichtiger Meilenstein erreicht – doch der Weg ist noch lang »
  • Kanal9: Tagesjournal, Min. 5:56


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et tu verras, on est cool!

Pourquoi le vélo ?

14 décembre 2024

En enfourchant votre vélo, sans vous en rendre compte, vous vous transformez en super-héroïne/héro, qui lutte contre la pollution, le réchauffement climatique, les problèmes de santé publique, qui diminue le risque d’accident et qui améliore la qualité de l’espace public. Franchement, BRAVO et MERCI, continuez comme cela !

Pourquoi le vélo est fantastique

Le vélo est un moyen de transport extraordinaire! Saviez-vous qu’en termes énergétiques, l’espèce animale qui se déplace le plus efficacement sur cette planète est simplement un être humain sur un vélo? Aucune autre espèce et aucun autre véhicule n’est capable de faire mieux !

Le vélo est situé tout en bas de ce graphe, indiquant qu’il est le moyen de transport le plus économe connu sur cette planète (en nombre de calories dépensées par gramme et par kilomètre parcouru). C’est également un moyen de transport léger, n’augmentant que très peu le poids de la personne qui se déplace. Le vélo est donc un champion de la sobriété!

Même s’il paraît simple, le vélo est donc une invention extraordinaire ! Pour s’en convaincre et pour se rendre compte de toutes les améliorations dont ce véhicule a bénéficié depuis son appariation il y a plus de 200 ans, le mieux est de regarder cette courte vidéo :

Mais pourquoi tout le monde roule en voiture alors?

Malgré ces avantages, force est de constater que le vélo reste un moyen de transport minoritaire en Suisse, alors que la voiture est très largement utilisée.

En effet, la voiture est vue comme moyen plus efficace de mobilité, plus rapide et pouvant transporter une charge plus importante que le vélo. Grâce à une politique qui a investi des sommes considérables pour favoriser le développement d’un réseau routier imposant, la voiture est rapidement devenue un moyen de transport incontournable dès la sortie de la 2ème guerre mondiale. Et ceci en défaveur des mobilités actives, marche et vélo.

Evolution de la répartition de la part modale de différents modes de transport en Grande-Bretagne. L’utilisation du vélo (en vert) à fortement diminué au profit de la voiture (en rouge) à la sortie de la 2ème guerre mondiale.

La voiture a connu un tel succès qu’elle est devenue aujourd’hui un réflexe, avec pour conséquence d’être utilisée même pour des trajets très courts. Les statistiques en Suisse montre que la voiture devient le mode de transport le plus choisi pour des boucles supérieures à 3 km !


Cette faible part modale du vélo s’explique par des d’infrastructures inadaptées pour les cyclistes, qui se retrouvent contraints à partager la route avec des véhicules beaucoup plus larges, lourds et rapides qu’eux. Ce manque de sécurité pousse inévitablement les gens à laisser leur vélo au garage et à utiliser leur voiture à la place, même pour les trajets courts.

Selon le guide vélo, la grande majorité des Suisses seraient intéressés par des déplacements en vélo, mais n’osent pas franchir le pas pour des raisons de sécurité.

Le potentiel du vélo est donc énorme en Suisse !

Les limites du tout à la voiture

Pourtant, notre système de transport qui mise largement sur la voiture, montre ses limites. Celles-ci deviennent de plus en plus évidentes dans un contexte de changement climatique, de sédentarité, de coupes budgétaires et de manque d’espace.

Mais bonne nouvelle, les nombreux avantages qu’offrent le vélo proposent une réponse efficace à toutes ces problématiques !

Le climat

En Suisse, les émissions CO2 ont diminué de 20% en 30 ans. C’est bien, mais encore largement insuffisant. Parmi tous les secteurs émettant des gaz à effet de serre, celui des transports est celui qui a fait le moins d’efforts, sa part grimpant de 27 à 32% durant ce laps de temps.

Le vélo, même électrique, offre ici une solution de déplacement qui n’émet quasiment aucun gaz à effet de serre, comme le montre le calculateur de l’ADEME.

La santé

L’OMS tire la sonnette d’alarme sur la hausse de l’inactivité physique – la sédentarité – qui touche 1/3 des adultes, un chiffre en hausse de 5 % par rapport à 2010.

Selon cette organisation, l’inactivité physique est l’un des principaux facteurs de risque de mortalité liée aux maladies non transmissibles. Les personnes ayant une activité physique insuffisante présentent un risque de décès supérieur de 20 % à 30 % à celles qui sont suffisamment actives.

L’inactivité physique est une menace silencieuse pour la santé mondiale.

L’OMS

Évolution séculaire de l’activité physique quotidienne en France.
Source: IRMES (Institut de Recherche bio-Médicale et d’Epidémiologie du Sport)

L’OMS recommande donc 300 minutes d’activité physique par semaine. Elle permet de réduire le risque de mortalité toutes causes confondues ainsi que les risques de mortalité par maladie cardiovasculaire, d’hypertension, de cancers, de diabète de type 2 et de chutes. De plus, elle améliore la santé mentale, la santé cognitive, le sommeil et la masse adipeuse.

Rapporté au vélo, cela représente grosso modo 15 km parcourus par jour, ce qui est un distance tout à fait réalisable.

Et à ces bénéfices peuvent se rajouter d’autres liés à la baisse du risque d’accidents graves. Les vélos, étant moins rapides et moins lourds que les voitures, sont par définition moins dangereux que ces dernières. Une collision avec un cycliste roulant à 20 km/h est 100x moins dangereuse qu’avec une voiture roulant à 55 km/h.

L’énergie contenue dans un véhicule en mouvement, et qui représente donc la dangerosité en cas de collision, est proportionnelle à la masse du véhicule, mais aussi au carré de la vitesse. Lorsque celle-ci double, l’énergie est quadruplée.

L’argent

A cause d’infrastructures très onéreuses à construire et à maintenir, d’effets négatifs sur la santé, de bouchons, et de nombreux accidents, le trafic individuel motorisé coûte très cher à la collectivité. Il est important de noter ici que la grande partie des ces coûts, qu’ils soient directs ou indirects, sont portés par l’ensemble de la collectivité. En effet, les taxes sur les voitures et l’essence n’en couvrent qu’une petite partie. Sans oublier que le fait de posséder une voiture implique des dépenses importantes pour les ménages, en moyenne 1000 CHF par mois et par véhicule, selon le TCS.

Au contraire, le vélo rapporte de l’argent à la collectivé, notamment en réduisant les bouchons, les frais liés à la santé et aux accidents, et les frais de construction et d’entretien du réseau. C’est ce que montre une étude au Bénélux. Chaque km parcouru en vélo rapporterait plus d’un euro à la collectivé, tandis que chaque km parcouru en voiture en couterait un.

Autre exemple tout autant parlant. Selon, Stein van Oosteren, auteur du livre « Pourquoi pas le vélo?« , les Pays-Bas investissent 500 millions d’euros par an dans leurs infrastructures cyclables, et estiment que cela leur rapporte une économie en termes de coûts de la santé de 19 milliards d’euros par an (soit 3% du PIB). Joli retour sur investissement !

L’espace public

Nous avons tendance à l’oublier (la faute à la motonormativité !), mais l’espace public est occupé à 60% pour le trafic motorisé. Cela signifie que la grande majorité de ce bien commun est rendu dangereux, bruyant, polluant, et inaccessible à beaucoup de gens, notamment aux enfants, tout cela au bénéfice de la voiture !

Illustration de l’artiste suédois Karl Jilg

Cela est dû au fait que la voiture est le mode de transport le moins efficace en termes d’utilisation de l’espace. Cela peut paraître paradoxal, mais en ville, la voiture nécessite environ 10x plus de surface que le vélo ou la marche, pour un flux de transport similaire (le flux correspond au nombre de passages par heure). La voiture apparait donc comme un moyen de transport presque aberrant en milieu urbain, sachant que sa vitesse moyenne y est similaire à celle du vélo (voire légèrement plus faible).

Source : National Association of City Transportation Officials


Il est possible d’inverser la tendance, et des politiques allouant plus d’espace aux mobilités actives ont démontré leur efficacité à retrouver un espace public de qualité, avec moins de pollution, de bruit, de stress et plus de place pour la vie sociale!

Exemple de transformation de l’espace public à Vienne. Dans quelle rue voudriez-vous habiter?

Du bonheur !

Si vous demandez aux cyclistes du quotidien pour quelle raison il ont choisi ce mode de transport, la réponse que vous entendrez ne sera certainement pas un des points évoqués plus haut. La réponse sera certainement celle-ci : « La pratique du vélo rend simplement heureux !« . Ce qui est totalement vrai, nous confirmons ce point!

Notre vision de la mobilité

Pour toutes ces raisons, nous sommes persuadés qu’en faisant de notre but la défense et la promotion du vélo comme moyen de transport à part entière, nous ne rendons pas uniquement service aux cyclistes, mais également à toute la collectivité, qui retrouvera un mode de vie plus respectueux de l’environnement et de leur santé, moins cher, plus sobre, et avec une qualité de l’espace public grandement améliorée!

Nous militons donc pour des politiques favorables au vélo, qui incluent le développement d’infrastructures cyclables efficaces, continues et sécurisées, et qui favorisent le transport intermodal (vélo et transports en commun). Et pour ce faire, il n’y pas de miracle, de l’espace doit être repris là où il est disponible, c’est-à-dire à la voiture.

Sans bien sûr vouloir interdire cette dernière, puisque le transport motorisé reste dans certains cas le moyen plus approprié. Mais l’utilisation de la voiture ne doit plus être un réflexe pour n’importe quel déplacement.

Si vous aussi vous partagez cette vision, si le vélo vous rend heureux et que vous voulez en faire profiter un maximum de personnes, n’hésitez pas à soutenir notre association en cliquant sur le bouton ci-dessous!

Je veux soutenir PRO VELO Valais/Wallis !

PRO VELO lance le prix de la pelle rouillée

26 novembre 2024

A vélo en hiver, mais naaan?

Ce qui dans beaucoup d’esprits s’apparente à une ineptie, correspond en réalité à une pratique de plus en plus courante, voire absolument normale. Le vélo est un moyen de transport à part entière, pratiqué en été comme en hiver.

Alors oui, probablement que durant les 2-3 jours de neige en plaine on opte plutôt pour pour les transports publics, mais de manière générale, la pratique du vélo en hiver est très courante.

Selon une étude de la Haute Ecole de Lucerne, près de 3/4 des cyclistes qui se rendent le plus souvent à leur travail ou à leur formation enfourchent leur vélo même lorsque les conditions météorologiques sont défavorables.

Toujours selon cette étude, la satisfaction à l’égard de l’infrastructure cycliste est un facteur décisif. Alors qu’une infrastructure déficiente est presque devenu un mal acceptable en été, cela devient un fait critique en hiver.

L’infrastructure, un facteur clé

En hiver, l’état des routes et des voies cyclables en particulier est donc un facteur clé. Dans un canton alpin comme le Valais, le déblaiement des routes conditionne donc fortement la pratique du vélo.

Malheureusement, les vieilles habitudes sont encore bel et bien présentes en matière de déblaiement. Les voies cyclables sont rarement dégagées, ou servent même de dépôt pour les tas de neige qui sont enlevés pour faire passer le trafic automobile individuel.

Avenue Ritz à Sion, le 24 novembre 2024

Les exemples d’autres villes nous le montrent, c’est une simple question de priorité! A Copenhague, les pistes cyclables sont déblayées en premier, et la ville a massivement investi dans des déneigeuses spécialisées. Le budget pour le déneigement des pistes cyclables a augmenté de 2 millions de DKK par an (270 000 €) à partir de 2012 (source).

Pelle dorée ou pelle rouillée?

Après de nombreux rappels aux services techniques communaux, des plaintes à répétition des usagers, et même une interpellation au Grand Conseil en 2022, PRO VELO décide d’agir.

Et cela passera par changer les habitudes! En lançant le prix de la pelle rouillée durant cet hiver 2024/2025, l’association veut récompenser la commune qui fait le plus d’efforts pour la mobilité douce et, au contraire, offrir une belle pelle rouillée à la commune la moins cyclophile.

A l’aide des hashtags #yapasdesaisonpourprendreleguidon et #picommentlapistecyclable, les usagers sont invités à transmettre les bons et mauvais exemples sur tous les vecteurs sociaux.

Bon hiver, et surtout prenez soin de vous!

Vers le communiqué de presse


Les médias en parlent
Le Nouvelliste (1): https://www.lenouvelliste.ch/valais/pistes-cyclables-mal-deneigees-pro-velo-valais-cree-le-prix-de-la-pelle-rouillee-pour-sensibiliser-les-communes-1429421
Le Nouvelliste (2): https://www.lenouvelliste.ch/valais/pro-velo-valais-deplore-le-mauvais-deneigement-des-pistes-cyclables-ce-quen-pensent-les-internautes-1429645
Le Matin : https://www.lematin.ch/story/valais-un-prix-de-la-pelle-rouillee-pour-les-pistes-cyclables-mal-deneigees-103228310
20 minutes : https://www.20min.ch/fr/story/valais-une-pelle-rouillee-pour-les-pistes-cyclables-mal-deblayees-103227407
Canal 9: https://canal9.ch/fr/provelo-mecontent-du-deneigement-des-pistes-cyclables/
Rhône FM: https://www.rhonefm.ch/valais/pro-velo-valais-lance-le-prix-de-la-pelle-rouillee-767178
Walliser Bote : https://pomona.ch/story/509325/pro-velo-lanciert-preis-f%C3%BCr-gemeinde-die-im-winter-am-meisten-und-am-wenigsten-velofreundlich-ist?shareHash=Z1A0Wpq
Rhonezeitung : https://walliser-zeitung.ch/pro-velo-wallis-vergibt-negativpreis-der-rostigen-schneeschaufel/

 » Je n’ai pas de voiture, je ne sais pas ce qu’est la motonormativité. Mais après j’ai googlé, et j’ai pigé. »

Toi aussi, fais comme Charles Quint, renseigne-toi sur la motonormativité!

Lire notre article sur la motonormativité


La Vélifestation, c’était cool!

10 octobre 2024

Nous sommes le samedi matin, 21 septembre 2024, à Sion. Alors que la plupart des habitantes et habitants se réveillent gentiment et profitent d’un bon café au soleil, quelques valeureux cyclistes déambulent sur la Place du Scex. Car qui dit 21 septembre, dit Vélifestation.

Rouler pour plus de pistes cyclables

Ces cyclistes, présents en nombre, se sont donnés rendez-vous pour participer à la première Vélifestation en Valais. Le but: sillonner les rues de la capitale, montrer leur présence, et revendiquer plus de pistes cyclables dans le canton.

L’ambiance festive, les raclettes mouvantes, le bruit de sonnettes, l’apéro subséquent et la météo ensoleillée ont rendu cet première très sympathique.

Une expérience appelée à se renouveler

Vu le succès, une nouvelle Vélifestation aura lieu en 2025. Probablement avec une affiche tout autant belle (voir ici), et surement avec encore plus de succès!

A l’année prochaine!

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