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PRO VELO Valais Wallis

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L’association pour la promotion de la mobilité cyclable quotidienne et la défense des cyclistes en Valais.

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Politique

« Il ne faut pas opposer les modes de transport »

7 mars 2026

Cette petite phrase, on l’entend souvent dans les discours politiques. Surtout en cette période d’élections communales, quand plusieurs candidates et candidats se positionnent sur des sujets locaux comme la mobilité.

Voici un exemple noté en marge des élections communales vaudoises du 8 mars 2026:

Source : PLR Lausanne

Opposer les usagers, ou les modes?

De manière générale, le postulat selon lequel il ne faudrait pas opposer les usagères et usagers est juste. PRO VELO Valais/Wallis le rappelle régulièrement, notamment lors du lancement de son initiative cantonale en 2021 (20min.ch, article du 26.11.2021).

En effet, la plupart des cyclistes possèdent également un permis de conduire et une voiture, qu’ils utilisent lorsque cela s’avère nécessaire. En une seule journée, il est donc possible de se retrouver à la fois piéton, cycliste et automobiliste.

Cependant, le fait de ne pas opposer les usagers ne signifie pas qu’il faille éviter d’opposer les modes de transport. Nous postulons au contraire que les différents modes de transport sont en concurrence, que ce soit pour l’espace public limité, mais aussi pour d’autres aspects, comme le financement public. Ainsi, dans le contexte actuel en Suisse, il est indispensable de reconnaître cette compétition et de prendre des décisions pour rééquilibrer leur répartition.

Multimodalité : le mot magique pour ne fâcher personne

Depuis quelques années, le mot multimodalité s’est imposé dans le discours public. Il a l’avantage d’être consensuel : chacun peut s’y reconnaître, automobilistes, usagers des transports publics, cyclistes ou piétons. Mais derrière ce terme rassembleur se cache souvent une manière élégante d’éviter la question centrale : qui occupe l’espace ? Car lorsque l’espace est limité, promouvoir tous les modes de transport à la fois revient parfois surtout à éviter de trancher.

Ainsi, même si plaire à toutes et tous peut sembler séduisant en politique, l’espace des routes, lui, ne s’étend pas à l’infini : il impose de faire des choix.

Aujourd’hui, dans de nombreuses villes, près de 60% de l’espace est consacré au trafic automobile, entre les voies de circulation et les places de stationnement. Ce chiffre rappelle une réalité simple : malgré les discours sur la diversité des mobilités, la voiture reste de loin le mode de transport auquel on réserve le plus de place. Autrement dit, même lorsque la politique parle de multimodalité, la répartition de l’espace raconte souvent une tout autre histoire.

Illustration de l’artiste suédois Karl Jilg

Cette question est bien illustrée par ce que certains urbanistes appellent « l’arrogance de l’espace » (arrogance of space) : la voiture occupe une surface très importante par personne transportée, que ce soit en circulation ou à l’arrêt. À surface égale, un flux de vélos peut transporter cinq à dix fois plus de personnes qu’un flux de voitures. La question de la mobilité devient alors aussi une question d’efficacité dans l’utilisation d’un espace limité.

Une évolution historique

Pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, il faut revenir un peu en arrière. Après la Seconde Guerre mondiale, la généralisation de la voiture a profondément transformé les habitudes de déplacement et, par extension, nos normes et nos lois. En Suisse, le nombre de voitures est passé d’environ 150’000 en 1950 à plus de 1,6 million vingt ans plus tard.

En 1960, la Confédération a décidé de créer un réseau autoroutier national. L’objectif est de doter le pays d’un système cohérent d’autoroutes et de routes principales à haut débit, marquant le passage d’un réseau cantonal fragmenté à un maillage national planifié, capable de répondre à la motorisation croissante de l’après-guerre.

Ce développement est particulièrement marqué en Valais. Le nombre de véhicules routiers motorisés s’élève à 298’000 en 2020. En comparaison nationale, le canton présente un taux motorisation élevé: le taux cantonal est de 648 voitures de tourisme pour 1’000 habitants, alors que la moyenne nationale est de 541 (source: Service valaisan de statistique et de péréquation).

Source: Etat de Vaud

Un confort qui rend dépendant

Il est indéniable que la voiture a facilité la vie quotidienne et transformé nos déplacements. Elle permet de transporter aisément des personnes, mais aussi des objets lourds ou encombrants, rendant possibles des activités qui seraient autrement difficiles.

Mais elle a aussi amené son lot de problèmes, en premier lieu la dépendance. La voiture a rendu beaucoup de personnes dépendantes au point que le choix du mode de transport ne se pose presque plus : rester dans son habitacle sur quatre roues semble désormais évident, même pour des petites distances. Nous sommes devenus si dépendants que nous acceptons volontiers de passer de longues heures dans les bouchons, alors même que des alternatives plus écologiques, plus saines, moins onéreuses et souvent plus rapides existent dans de nombreuses situations.

Cette dépendance ne s’explique pas seulement par les habitudes individuelles. La voiture a aussi profondément influencé la manière dont nous avons organisé et occupé l’espace. Routes élargies, stationnement omniprésent, aménagements pensés avant tout pour la circulation automobile : au fil du temps, nos villes et nos territoires se sont structurés autour de ce mode de transport. En retour, cet aménagement de l’espace renforce encore la dépendance à la voiture, en rendant les alternatives moins pratiques ou moins sûres.

Ainsi, cette dépendance a profondément influencé la vision de la mobilité au fil des ans. Bien que les concepts de mobilité douce ou active (marche, vélo) se soient démocratisés, ils peinent encore à se traduire par des mesures fortes ou un rééquilibrage réel de l’espace routier. Ainsi, on concède parfois un peu de place aux vélos, mais la plupart des infrastructures cyclables en Suisse restent lacunaires.

La dépendance à la voiture instaure des attitudes très motonormées (en savoir plus sur la motonormativité) et créé un déséquilibre durable des parts modales, en faveur de la voiture, notamment par l’espace qu’on lui réserve.

Source : Australia’s Cycling Promotion Fund

Ainsi, plus qu’un simple slogan séduisant, le refus d’opposer les modes de transport apparaît comme un concept en décalage avec les politiques publiques souhaitables et l’urgence de rééquilibrer l’espace de nos routes! Réduire la place actuellement réservée aux voitures est non seulement un enjeu de santé publique, mais aussi un choix de société : c’est faire le choix d’une ville où l’on respire, où l’on circule, où l’on vit mieux.

Vers notre article « Pourquoi le vélo? »

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Le vélo jugé, le système absous 

8 février 2026

Malgré ses bénéfices largement démontrés pour la santé, l’environnement et la qualité de vie, le vélo reste l’un des modes de déplacement les plus contestés. Avec La vérité sur le vélo. Enquête sur un refus de priorité, Heidi.news met en lumière une réalité dérangeante : bien plus que les comportements des cyclistes, c’est le regard porté sur eux, et les choix politiques qui en découlent, qui freinent le développement d’une mobilité saine, équilibrée et sécurisée.

Les cyclistes, coupables idéaux

Depuis des années, le vélo fait l’objet d’une suspicion disproportionnée dans l’espace public. Le terme de « cycloterroriste », inventé il y a une vingtaine d’années, en est l’exemple le plus caricatural (p. 11). Aucune expression équivalente n’existe pour désigner les voitures, pourtant responsables de dégâts bien plus graves : excès de vitesse, usage du téléphone au volant ou non-respect des distances de sécurité. Le cycliste dérange parce qu’il remet en cause l’ordre établi de la rue.

Alors que, dans les croyances populaires, les cyclistes commettraient plus d’infractions que les automobilistes, des études menées au Danemark et au Royaume-Uni montrent un constat bien différent : 15 % des cyclistes enfreignent les règles de circulation, contre 66 % des automobilistes, principalement pour des excès de vitesse ou l’usage du téléphone (p. 24). Ces chiffres révèlent un biais culturel profond : certaines infractions sont banalisées lorsqu’elles sont commises en voiture, tandis que celles des cyclistes sont perçues comme le symptôme d’un comportement dangereux ou irresponsable.

Regarder son téléphone quelques secondes au volant ou rouler à 57 km/h dans une zone limitée à 50 sont devenus socialement acceptables. Pourtant, ce sont bien ces « petits écarts » qui provoquent chaque année des accidents graves. Le problème n’est donc pas seulement le non-respect des règles, mais la hiérarchie implicite que nous établissons entre les infractions, et entre les usagers de la route.

Source: Heidi News

Le vélo n’est pas une affaire de courage, mais de conditions

Cette asymétrie se retrouve également dans la manière de parler des accidents. Lorsqu’un cycliste est blessé ou tué, le récit public se concentre souvent sur son comportement : portait-il un casque ? Était-il visible ? Respectait-il le code de la route ? (p. 25). À l’inverse, la vitesse du véhicule impliqué, l’aménagement de la route ou l’absence d’infrastructure adaptée, notamment aux intersections, sont relégués au second plan (p. 22).

Un autre phénomène souvent ignoré mérite d’être souligné : l’augmentation continue de la taille des voitures. En Suisse, les véhicules grandissent en moyenne d’un à deux centimètres par an depuis 2011 (p. 51). Cette évolution n’est pas sans conséquence pour le partage de l’espace public et pour la sécurité des usagers plus vulnérables, mais elle reste largement absente des débats sur la responsabilité et les risques routiers.

Le vélo n’est donc pas une affaire de courage individuel, mais bien de conditions de circulation. Tant que l’analyse des accidents se focalise quasi exclusivement sur le comportement des cyclistes, les causes structurelles, aménagements, priorités données aux différents modes de transport, restent hors champ.

Lire aussi : Les préjugés les plus courants sur les cyclistes

Un enjeu majeur de santé publique

Changer de regard sur le vélo, c’est aussi changer d’échelle. Car ses bénéfices dépassent largement la seule question du trafic. Trois heures de vélo par semaine suffisent à réduire le risque de mortalité de 40 %, et ce malgré l’exposition aux particules fines (p. 46). Les avantages de la mobilité active l’emportent très largement sur les risques liés aux accidents ou à la pollution de l’air.

Les cyclistes présentent également moins de troubles de santé mentale, tandis que les maladies liées à la sédentarité et au surpoids représentent près de 80 % des coûts de la santé. Heidi.news estime que si la part des déplacements domicile-travail à vélo à Genève atteignait celle de Copenhague, les coûts de la santé pourraient diminuer de 750 millions de francs par an (p. 46). Le vélo apparaît ainsi comme un levier majeur, non seulement pour la mobilité, mais aussi pour la santé publique.

Participer à la conférence annuelle en lien avec la santé

Et pour le Valais?

Le Valais ne manque ni de vélos, ni de cyclistes potentiels. Les montagnes n’excusent pas à elles seules une faible utilisation du vélo : près de 70 % de la population habite en plaine. Développer l’usage du vélo représente pourtant une opportunité majeure pour le canton. En favorisant une mobilité plus active, le Valais pourrait réduire les coûts liés à la santé, améliorer la qualité de l’air dans les zones habitées et diminuer la pression sur des infrastructures routières souvent saturées. 

Quelques faits

  • Près de 70% des citoyennes et citoyens valaisans habitent en plaine et vivent à moins de 2km d’une gare
  • Le Valais compte 648 voitures pour 1000 habitants, contre 541 en moyenne suisse
  • En Suisse, env 45% des distances de déplacement en voiture sont inférieurs à 5km

Développer une véritable culture du vélo ne consiste pas à opposer les usagers, mais à concevoir un système cohérent, lisible et sûr. Le message central de ce numéro de Heidi.news est clair : le vélo n’est pas un problème à gérer, mais une solution à activer. À condition de cesser de juger les cyclistes, et de commencer à interroger sérieusement le cadre dans lequel on leur demande de circuler.

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Plus de stationnements pour vélos chez les particuliers – un pas décisif est franchi !

5 janvier 2026

Avec l’adoption par le Grand Conseil valaisan de la nouvelle mouture de la loi cantonale sur les constructions et l’entrée en vigueur du nouvel article 39, le cadre légal évolue de manière décisive en faveur du vélo. Désormais, tous les nouveaux projets de construction doivent intégrer des places de stationnement conformes aux normes de l’Association suisse des professionnels de la route et des transports (VSS), y compris pour les vélos. Cette évolution marque un tournant important pour la qualité des bâtiments et pour le développement de la mobilité douce en Valais.

Exemple de places de stationnements qui ne sont pas aux normes
(parking du Nord, Sion)

Des normes désormais contraignantes

PRO VELO Valais/Wallis salue cette avancée politique majeure. En faisant expressément référence aux normes VSS, l’article 39 leur confère désormais un caractère contraignant pour l’ensemble des obligations liées aux places de stationnement : nombre de places, dimensionnement, implantation, places communes, exceptions et contributions de remplacement. Alors que ces normes étaient jusqu’ici souvent appliquées comme de simples recommandations, elles deviennent désormais juridiquement opposables. Cette clarification crée une base solide et uniforme à l’échelle cantonale et garantit que les stationnements vélos seront planifiés selon des standards reconnus de qualité et de fonctionnalité.

Notre intervention sur Rhône FM (07.01.2026)

PRO VELO informe les professionnels de la construction

Afin d’accompagner cette évolution, PRO VELO Valais/Wallis a entrepris une démarche d’information ciblée auprès des bureaux d’architectes et d’ingénieurs actifs dans la conception de logements. Ces jours-ci, une lettre leur est envoyée pour présenter la nouvelle réglementation, souligner l’importance d’intégrer les stationnements vélos dès les premières phases de planification et montrer qu’il est beaucoup plus simple — et plus efficace — de les prévoir dès le début d’un projet que de les ajouter a posteriori.

L’objectif est de favoriser des solutions bien intégrées, fonctionnelles et adaptées aux besoins réels des habitantes et habitants, en évitant des aménagements de fortune peu pratiques ou sous-dimensionnés.

Lire la lettre
Vers le communiqué de presse

Des outils concrets pour bien faire

Les bureaux intéressés ont également reçu le Guide vélo, le manuel stationnement des vélos de la Conférence Vélo Suisse ainsi que le guide exemplaire élaboré par les autorités communales sédunoises. Ces documents détaillent les bonnes pratiques, les exigences techniques et les éléments clés à respecter pour concevoir des stationnements fonctionnels, sûrs et adaptés aux besoins des usagères et usagers.

Une réponse à une demande forte

En 2026, la demande en stationnements vélos est forte dans toute la population. Que ce soit pour les déplacements domicile-travail, les études, les loisirs ou les trajets du quotidien, de plus en plus de personnes choisissent le vélo. Des stationnements bien conçus sont une condition essentielle pour rendre ce choix possible et attractif. Ils contribuent directement à une mobilité plus durable, à la réduction du trafic motorisé et à une meilleure qualité de vie en Valais.

Par cette réforme et par l’entrée en vigueur de l’article 39, le canton se dote enfin d’un outil efficace pour intégrer pleinement le vélo dans la conception des bâtiments et des quartiers. PRO VELO Valais/Wallis se réjouit de cette avancée et poursuivra son engagement pour que ces nouvelles règles soient mises en œuvre de manière ambitieuse et cohérente sur le terrain.

JM UCCIANI, dessinateur
www.ucciani-dessins.com

Politique: il est temps d’agir pour la mobilité cyclable

23 novembre 2025

Une planification en retard : l’échéance approche, les moyens peinent à suivre

Le canton du Valais doit planifier l’ensemble de son réseau cyclable cantonal d’ici fin 2027, conformément aux exigences fédérales. Or, seuls quelques plans sectoriels ont été réalisés à ce jour, alors que la majorité reste encore à élaborer.

Cette situation crée un décalage inquiétant entre les ambitions affichées et la réalité du terrain. Sans planification complète, les aménagements ne peuvent pas avancer, ce qui retarde la création d’un réseau cohérent, continu et sécurisé pour les cyclistes.

Les ressources actuellement à disposition du Service de la mobilité ne semblent pas suffisantes pour mener à bien, dans les délais, l’ensemble du travail de coordination, de concertation et d’études techniques que nécessite une planification complète du réseau.

Dès lors, une question centrale se pose :

Comment le canton pourra-t-il finaliser la planification dans les délais fédéraux si les ressources restent inchangées ?

Si le Valais souhaite atteindre l’objectif de 2027, un renforcement des moyens — humains ou externes — apparaît nécessaire. Pour l’heure, aucune décision concrète n’a encore été annoncée.


Deux interventions parlementaires qui illustrent des besoins très concrets sur le terrain

Les difficultés de la planification ne sont pas théoriques : elles se traduisent par des retards dans des projets cyclables essentiels, en plaine comme dans le Haut-Valais. Deux interventions récemment déposées au Grand Conseil en témoignent.

🔹 Pont-de-la-Morge – Sion : une requalification annoncée, mais des incertitudes persistantes

Dans une question écrite (2025.11.419), le député Florian Chappot (PS) demande des éclaircissements sur l’avancement de la requalification de la route T9 entre Pont-de-la-Morge et Sion-Ouest, un projet présenté début 2024 et destiné à sécuriser un axe de 2,7 km, notamment en intégrant :

  • des cheminements continus pour les cyclistes,
  • des aménagements conformes pour les piétons,
  • des arrêts de bus modernisés.

Les travaux étaient annoncés pour 2027, mais plusieurs zones d’ombre subsistent. Le député demande donc :

  • où en est la procédure (études, autorisations, mise à l’enquête),
  • si le calendrier peut être tenu,
  • si le projet reste une priorité cantonale,
  • et si le cofinancement fédéral ou communal doit être adapté.

Cette intervention souligne l’importance d’assurer un suivi rigoureux des projets stratégiques intégrant des infrastructures cyclables.

Vidéo du projet
Lire l’ntervention parlementaire

🔹 Brig – Visp – Baltschieder : intégrer une liaison vélo rapide avant qu’il ne soit trop tard

Dans un postulat transpartisan (2025.11.503), plusieurs députés demandent d’intégrer une liaison vélo rapide sur la rive gauche du Rhône dans la 3ᵉ correction du Rhône.

Ils estiment que le calendrier actuel des travaux offre la dernière fenêtre réaliste pour intégrer cette infrastructure, essentielle pour les pendulaires et les entreprises de la région — notamment Lonza — ainsi que pour les communes concernées.

Ils demandent au Conseil d’État :

  • de prioriser officiellement cette liaison dans la planification en cours,
  • de garantir les connexions et passerelles nécessaires vers les quartiers et zones d’activités,
  • et d’examiner sa prolongation jusqu’à Visp et Baltschieder.

Ce postulat met en évidence un besoin clair et longtemps attendu dans le Haut-Valais : une infrastructure cyclable continue, efficace et sécurisée.

Lire l’intervention parlementaire (en allemand)

Agissons – et rapidement !

Ces interventions montrent que l’urgence n’est plus à démontrer : la planification accuse du retard, les moyens semblent insuffisants et plusieurs projets stratégiques peinent à progresser. Pour garantir un réseau sûr et cohérent d’ici 2027, le canton devra agir — et rapidement.

PRO VELO Valais/Wallis continuera son lobbyisme politique et suivra ces dossiers afin d’informer dès que des décisions concrètes seront prises.

Un nouveau vélo ? Mieux vaut habiter au bon endroit!

27 juillet 2025

PRO VELO Valais/Wallis a récemment mené un sondage auprès de l’ensemble des communes valaisannes afin de mieux comprendre leur politique de soutien à l’utilisation du vélo. Ce travail a permis de dresser un état des lieux précis des subventions disponibles et de la manière dont elles communiquent (ou non) sur la mobilité.

Moins de 20 % des communes octroient des subventions pour l’achat de vélos

Sur les 84% ayant répondu au sondage, seules 16% des communes encouragent l’acquisition de nouveaux vélos par un soutien financier. Fait marquant: aucune commune haut-valaisanne n’accorde de subvention.


Sans surprise, ces aides concernent en immense majorité des vélos à assistance électrique, dont la popularité grimpe en flèche depuis plusieurs années. Génial, mais n’oublions pas que d’autres types de vélos, comme les musculaires ou les cargos, méritent également d’être considérés — ce qu’un tiers des subventionnaires a bien compris.

Il faut le reconnaître : les montants alloués font plaisir ! Entre 200 CHF et 500 CHF, une aide qui peut faire pencher la balance en faveur du vélo… et laisser la voiture au garage.

Une politique cyclable ce n’est pas une charge, c’est une opportunité !

Au-delà de l’engagement écologique, soutenir l’achat de vélos représente de nombreux avantages pour les communes elles-mêmes : meilleure santé de sa population, réduction du trafic local, moins d’entretien des routes, plus grande sécurité ou encore augmentation de l’attractivité communale. Bref, investir dans le vélo, c’est investir dans la qualité de vie locale.

Pour ceci, l’encourager bien sûr… mais aussi en parler ! Encore trop peu de sites officiels locaux disposent d’une page internet dédiée au vélo ou même à la mobilité. Pourtant, mettre en avant les mesures inciterait concrètement les habitants à revoir leurs habitudes de déplacement.

Notre appel pour plus de vélos-cargos

Le vélo-cargo en Valais, c’est un peu comme un couteau suisse à pédales : il transporte les enfants, les courses, ou même le chien, sans une goutte d’essence. Grâce à leur capacité de transport élevée, ils permettent aux familles, artisans et commerçants de se déplacer efficacement tout en réduisant leur empreinte carbone.


En ville, notamment à Sion, Sierre ou Brigue, ils facilitent les livraisons du dernier kilomètre sans congestionner le trafic ni polluer l’air. Dans les zones de plaine, leur usage est idéal pour remplacer la voiture sur de courtes distances, que ce soit pour faire les courses, amener les enfants à l’école ou transporter du matériel. De plus, leur adoption favorise une meilleure qualité de vie : moins de bruit, plus d’activité physique, et une réduction des coûts liés aux transports. En encourageant leur usage par des subventions ou des infrastructures adaptées, le Valais peut faire un pas concret vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement et mieux adaptée aux besoins locaux.

Un rôle clé pour les communes

Dans le récent bilan intermédiaire de la Loi sur les voies cyclables, PRO VELO Valais/Wallis soulignait l’importance de la participation communale dans le développement et l’application d’une stratégie vélo. Ce sondage le confirme : elles ont entre leurs mains un levier concret pour agir, que ce soit à travers des subventions, des infrastructures, l’organisation de cours vélo ou une communication plus claire.

Nous remercions chaleureusement toutes les communes qui ont pris le temps de répondre à notre enquête ! Ensemble, favorisons un Valais plus sain, plus durable et plus sûr !

Quid de ma commune?
Notre communiqué de presse (28.07.2025)

Les médias en parlent :

  • Canal 9 : « Pas assez de subventions en Valais selon PRO VELO »
  • Rhône FM: « Seulement 16% des communes valaisannes subventionnent les vélos »
  • Walliser Zeitung : « PRO VELO Wallis beklagt Velograben »

Loi sur les voies cyclables : le Valais est en route… mais encore à la traîne !

7 juillet 2025

Chez PRO VELO, on ne fait pas du vélo pour tourner en rond. Et justement : aujourd’hui marque un petit jalon historique avec la publication du rapport intermédiaire sur l’application cantonale de la Loi sur les voies cyclables (LVC). Alors, bonne nouvelle: le Valais pédale enfin dans la bonne direction. Moins bonne nouvelle : on est encore loin du sprint final.

Un cadre légal… mais pas encore suffisamment de pistes cyclables sous nos roues

En 2018, 74% de la population suisse a dit oui à la mobilité douce. Résultat : depuis deux ans et demi, les cantons doivent planifier des réseaux cyclables sûrs et attractifs. En Valais, on a même pris les devants avec une base légale cantonale pour la mobilité douce. En lançant une initiative cantonale, la nouvelle loi sur les transports publics et la mobilité douce quotidienne a pu être façonnée convenablement. Et cela nous positionne parmi les premiers cantons à le faire.

Mais avant de sortir les trompettes: pour l’instant, ces belles pistes cyclables sont surtout dessinées sur papier. Concrètement, on voit encore plus de voitures que de vélos. La loi fédérale impose pourtant des réseaux réalisés d’ici 2042. Ça laisse le temps, oui, mais l’exemple de l’autoroute du Haut-Valais – planifiée en 1960 et toujours en chantier – nous rappelle que la procrastination valaisanne est légendaire…

Entre volonté politique et coup de pédale communal

PRO VELO tient à saluer l’arrivée du nouveau chef de service de la mobilité, M. Sylvain Dumoulin. Et compte sur lui pour éviter que nos futures pistes ne restent coincées dans un tiroir poussiéreux. Rappel aux communes : c’est le moment ou jamais d’enfourcher la bicyclette et de penser « réseau cyclable » sérieusement. Avec stationnements adaptés, RCCZ modernisés, et pourquoi pas une stratégie locale.

Le vélo est un vrai moyen de transport, pas juste un loisir du dimanche. Chez PRO VELO Valais/Wallis, on reste sur la selle, vigilants et motivées. Les bases sont là, les cadres légaux aussi : maintenant, il faut des pistes concrètes, pas des promesses sur papier glacé.

Lire le rapport
Vers notre communiqué de presse


Les médias en parlent:

  • Le Nouvelliste: « Développement du réseau de voies cyclables: Pro Vélo Valais salue des avancées »
  • Radio Chablais: « Bilan de l’application de la loi fédérale sur les voies cyclables en Valais »
  • Canal 9: « Les pistes cyclables sur la bonne voie »
  • Rhône FM: l’interview (min. 3:30) / « Le développement des voies cyclables suisses tient la cadence »
  • Walliser Bote: « Wallis nimmt bei der Umsetzung des Veloweggesetzes eine Pionierrole ein ».
  • Walliser Zeitung: « Wichtiger Meilenstein erreicht – doch der Weg ist noch lang »
  • Kanal9: Tagesjournal, Min. 5:56


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