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PRO VELO Valais Wallis

PRO VELO Valais Wallis

L’association pour la promotion de la mobilité cyclable quotidienne et la défense des cyclistes en Valais.

Accueil » Archives pour Philippe Jansen » Page 7

Philippe Jansen

PRIX VÉLO: Sion dernière – notre analyse

20 mai 2022

Le constat

Tous les quatre ans, PRO VELO Suisse lance un sondage, qui invite les cyclistes du quotidien à évaluer la « cyclabilité » de leur ville. Ce sondage intitulé Prix Vélo est soutenu par l’Office fédéral des routes (OFROU), l’association interprofessionnelle Vélosuisse et la Conférence des villes pour la mobilité.

En automne 2021 a eu lieu la 5e édition, 46 villes y ont participé (à leur demande). En Valais, les villes de Sion et de Martigny se sont prêtées au jeu. Alors que les municipalités romandes présentent de belles progressions par rapport à 2017, les deux villes valaisannes terminent en fond de classement, Sion arrivant même dernière.

L’interrogation

Comme il s’agit de la première participation de la capitale à ce Prix Vélo, le résultat est à relativiser. Le sondage a de plus été largement relayé dans les milieux cyclistes, le résultat n’est donc probablement pas statistiquement extrapolable à l’avis de la population générale. Néanmoins, à Berthoud, ville bernoise gagnante pour la 4e fois, ce sont aussi des usagers qui ont répondu au sondage. Et la politique en matière de vélo semble plus convaincre dans l’Emmental.

Dès lors, la question peut être posée : fait-on assez pour la mobilité douce en Valais?




Crédit : Chapatte

Nos solutions

Mais alors que faire ? PRO VELO Valais œuvre depuis des années pour défendre les intérêts des cyclistes (lire plus ici). Son regard critique, mais aussi constructif, sert surtout à faire avancer une cause que beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens jugent utile, et qui s’est de surcroît inscrite comme objectif politique de la quasi totalité des administrations publiques.

Un sage scepticisme est le premier attribut d’un bon critique

James Russell Lowell

Si les résultats ne sont conformes aux attentes, des solutions existent pourtant. En voici un petit rappel non exhaustif.

L’action législative

A ce jour, les bases légales cantonales en Valais pour la mobilité douce quotidienne font défaut. Elles existent pour la mobilité de loisirs (voir ici), mais pas pour la mobilité douce quotidienne. Les bases légales manquantes permettraient d’allouer des budgets à la construction d’infrastructures pour le vélo, de mandater des partenaires comme PRO VELO, ou d’accentuer les actions de promotion de la mobilité douce. Afin d’y remédier, un collectif mené par PRO VELO Valais a lancé une initiative cantonale (à signer ici).

Au niveau communal, les plans directeurs communaux ou intercommunaux guident les politiques publiques sur le plan local. Ces plans contiennent en principe des stratégies de mobilité, mais doivent encore être créés, développés ou renforcés dans plusieurs communes. PRO VELO Valais a mis en place des groupes de travail locaux pour proposer son aide et transmettre l’avis des usagers (y participer).

L’action citoyenne

Beaucoup de personnes ne trouvent pas de temps pour s’engager activement. Mais souvent, ce sont des petits gestes qui font la différence. En téléchargeant l’application Bikeable.ch, vous pouvez signaler les bons et les mauvais endroits que vous rencontrez à vélo. Ces points sont ensuite relayés aux administrations concernées.

La pratique du vélo dépend aussi de personnalités politiques qui privilégient l’utilisation de vélos. En élisant des personnes sensibles à la cause du vélo, vous augmentez la probabilité que de telles infrastructures voient le jour.

L’action politique

La politique est évidemment le nerf de la guerre. S’engager pour la mobilité douce, c’est mettre en avant plusieurs choses:

  • Extension et amélioration des réseaux, par le développement de bandes cyclables, voire de pistes cyclables là où les gabarits le permettent et en privilégiant dès que possible la séparation des flux (automobiles séparées de la mobilité douce);
  • Définir des axes Nord-Sud et Est-Ouest dans les localités, où des priorités sont accordées aux cyclistes;
  • Créer des giratoires adaptés à la mobilité douce (exemple ici);
  • Création de places de stationnement pour vélos devant les magasins, maisons, écoles, en s’appuyant sur les normes VSS en vigueur (à cet égard, lire ici);
  • Amélioration de la signalisation pour donner la priorité aux cyclistes
  • Inciter à la combinaison P&R – vélo. Les villes sont de plus en plus bouchées, et les pendulaires souvent seuls dans leur voiture. Le vélo est une bonne alternative pour rejoindre le centre ville;
  • Offre de services supplémentaires, comme des correspondances plus confortables et sécurisées, des ateliers de réparation, des systèmes de location ou des avantages pour les véhicules de transport en commun;
  • Inciter les enfants à aller à l’école en vélo;
  • Promouvoir le vélo dans les entreprises et mettre les bonnes incitations;
  • Défrayer (par exemple par l’offre d’un vélo-cargo) les personnes abandonnant leur voiture;

L’action éducative et de sensibilisation

Près de 50% de nos déplacements sont inférieurs à 5km. Et pourtant, nous avons ce réflexe de prendre la voiture pour faire ces courts déplacements. Afin de montrer les avantages des déplacements à vélo pour la société et le bien commun, plusieurs mesures existent :

  • Cours vélo pour les familles et adultes, aussi pour les vélos à assistance électrique;
  • Développement des stations de recharge pour vélos à assistance électrique;
  • Campagnes d’information et de promotion;
  • Collaboration avec les municipalités et sensibilisation aux problèmes des usagers;

Il y a encore du travail, mais il y a aussi des solutions!

Crédit : Mix & Remix




Les médias en parlent
Le Nouvelliste, mobilité cyclable : Sion en queue de peloton, 09.05.2022
Rhone FM, Sion mauvaise élève, 09.05.2022
Radio Chablais, Sion arrive à la dernière place, 09.05.2022
Canal 9, Sion en queue de peloton, 11.05.2022
SRF, Sion will velofreundlicher werden, 18.05.2022
RTS, le Valais est à la traine, 20.05.2022

Roule au centre dans le giratoire!

17 mars 2022

Le 17 mars, PRO VÉLO Valais/Wallis a organisé une action de sensibilisation dans un giratoire très fréquenté en ville de Martigny, en collaboration avec la police cantonale et la police municipale.

Les giratoires, un point noir pour les cyclistes

Pour des raisons de gabarits (largeur des routes), les bandes cyclables s’arrêtent régulièrement avant un giratoire. La situation devient alors souvent dangereuse pour les cyclistes. En effet, nombreux sont les cyclistes et automobilistes qui ne savent pas exactement où circuler.

Les statistiques montrent que les accidents de vélo sont particulièrement représentés dans les accidents survenant dans les carrefours à sens giratoire: en moyenne, un cycliste est impliqué dans près d’un tiers des accidents.

Que dit la loi?

De manière générale, un cycliste est sensé tenir sa droite. Dans les giratoires, l’ordonnance sur les règles de la circulation routière prévoit toutefois une exception. Un cycliste peut (c’est même très fortement recommandé) déroger à son obligation de tenir sa droite (art. 41b, al.3 OCR).

Le Conseil fédéral le rappelle clairement dans sa réponse à une interpellation parlementaire en 2019.


Alors, comment faire?

Voici un petit rappel en vidéo :

Source : Made Visible, partenaire de l’action


La proposition de PRO VÉLO Valais/Wallis

Les giratoires tendent à remplacer les feux, pour des raisons de fluidification du trafic. L’avènement de nombreux giratoires à double voie rend la cohabitation encore plus dangereuse.

Au lieu de construire ces giratoires à double voie, dont l’efficacité est loin d’être démontrée, des giratoires de gabarit similaire contenant des pistes cyclables devraient être instaurés.

Exemple aux Pays-Bas:

Source: Bicycle Dutch

Communiqué de presse de PRO VÉLO Valais/Wallis (17.03.2022)

Déneigement des voies cyclables, le grand conseil interpellé.

26 février 2022

Le seul itinéraire cyclable homologué du Valais, la route du Rhône, n’est pas déneigé en hiver. Alors qu’une initiative cantonale est lancée pour reconnaître le vélo comme un véritable moyen de transport dans notre canton, force est de constater que l’unique voie cyclable officielle du canton n’est pas considérée au même titre que les autres routes.

Sans obligation légale, pas d’entretien des voies

L’itinéraire cyclable qui traverse la plaine valaisanne d’Oberwald au Bouveret ainsi que les quelques bandes cyclables existantes ne sont pas ou partiellement déneigés pendant la saison hivernale. Leur entretien relève de la compétence des communes concernées, mais en l’absence d’une loi ad hoc, celles-ci n’ont pas d’obligation de se coordonner pour la rendre praticable. L’initiative populaire Vélo Valais, dont la récolte de signatures aboutira en novembre 2022, entend, entre autres, combler cette lacune.

«Par où je passe pour aller au travail?»

Une part croissante de Valaisannes et Valaisans utilisent quotidiennement le vélo pour se rendre au travail, faire leurs courses, etc., et ce, même en hiver. En l’absence de données officielles, des indicateurs tels que parkings à vélo, statistiques d’applications cyclosportives comme Strava ou données de compteurs SuisseMobile révèlent que le vélo est bel et bien utilisé en hiver, et même de plus en plus.

Selon les estimations du comité d’initiative, pour le seul mois de décembre sur la piste cyclable entre Fully et Martigny, 1700 passages de vélos ont été comptabilisés en 2019, puis 2650 en 2020. Ce chiffre retombe à 700 en 2021, qui a enregistré des précipitations neigeuses dès le début du mois. L’absence de déneigement aurait fait chuter de plus de 70% la fréquentation de ce tronçon d’une année à l’autre. «Cela veut dire que des gens qui se rendent au travail, à l’école ou à la gare, ont dû plusieurs semaines durant renoncer à un mode de transport aux nombreux bénéfices et se rabattre sur des solutions pas toujours idéales», déplore Joakim Faiss, auteur du blog BikinValais et membre de PRO VELO Valais.

L’interpellation est déposée au Grand Conseil valaisan en mars 2022. Affaire à suivre …

La route du Rhône, ouverte aux vélos

Deviens moniteur.ice et donne des cours vélos

12 décembre 2021

Tu as entre 18 et 30 ans et tu aimes travailler avec des jeunes ?
Tu es à l’aise à vélo dans le trafic et tu es prêt-e à apprendre les bases de la mécanique vélo ?
Tu sais réagir en cas d’accident et tu disposes d’une attestation de premier secours?
Tu es disponible de manière ponctuelle durant les périodes scolaires et mobile en Suisse romande?

Ce job est pour toi!

Le travail de moniteur-ice DéfiVélo est organisé par demi-journées, rémunéré 30.-/h et comprend deux jours de formation obligatoire (12 et 13 mars 2022)

Envoie ta lettre de motivation avant le 15 janvier en incluant ton parcours de cycliste ainsi qu’un bref CV. Les dossiers seront traités au fur et à mesure de leur réception.

Contact : valais(at)defi-velo.ch

NORMES VSS: stationnements pour les vélos

28 novembre 2021

VSS est l’organisme suisse de normalisation pour le domaine de la route et des transports.
Il s’agit d’une association de professionnels, d’entreprises et d’institutions actifs dans la planification, la conception de projets, la construction, l’exploitation, l’entretien, l’usage et la déconstruction d’infrastructures de transport.
La VSS édite entre autre les normes techniques pour la conception et la construction des routes. Bien que partiellement contraignantes, elles représentent l’état actuel des connaissances techniques qui devraient être respectées par les communes et les cantons.

Les principales exigences aux stationnements vélos sont résumées ci-après.

Types de stationnement vélos

Il existe 3 types de stationnements pour vélos:

  • Stationnement de courte durée : entre quelques minutes et 2h, pour visiteurs et clients
  • Stationnement de longue durée : durée supérieure à 2h, pour habitants, personnel, pendulaires et écoliers
  • Stationnement permanent : durée supérieure à une semaine

Notion de « besoin standard« 

Le nombre de places de stationnement pour vélos se définit en fonction du besoin standard, catégorisé soit

  • par des valeurs indicatives, surtout en cas de nouvelles constructions, transformations et réaffectations;
  • sur la base d’une enquête pour déterminer la demande actuelle, surtout par des recensements des vélos stationnés dans des cas de constructions et d’aménagements déjà existants;
  • par des relevés dans des aménagements comparables (exception), par exemple dans des centres commerciaux.

Cette évaluation du nombre permet une estimation de la surface nécessaire.

Détermination du besoin par des valeurs indicatives

Si le nombre de places de travail est connu, le besoin est déterminé par l’intensité d’utilisation (nombre de places de travail).

Si le nombre de places de travail n’est pas connu, le besoin est déterminé sur la base de la surface de plancher (= ensemble des espaces accessibles et fermés de toute part).

Dans le cas où autant l’intensité d’utilisation que la surface de plancher sont connus, la valeur la plus haute est choisie.

Liste de valeurs indicatives

Type d’utilisationNombre de parkings vélos pour les habitants / le personnelNombre de parkings vélos pour les visiteurs / la clientèle
Appartement 1 par pièce–
Entreprises de services avec beaucoup de clients (poste, banque, administration, …)2 / 10 places de travail3 / 10 places de travail
Hôpitaux, établissements médico-sociaux et homes 2 / 10 places de travail2 / 10 places de travail
Entreprises de services avec peu de clients2 / 10 places de travail0.5 / 10 places de travail
Artisanat et industrie 2 / 10 places de travail 0.5 / 10 places de travail
Magasins d’articles de consommation courante
(magasins d’alimentation, moyennes et petites succursales)
2 / 10 places de travail2-3 / 100
m² de surface de vente
Autres commerces 2 / 10 places de travail 0.5-1 / 100
m² de surface de vente
Centres commerciaux 2 / 10 places de travail 1-2 / 100
m² de surface de vente
Ecoles primaires (max 10 ans)2 / 10 places de travail1-3 / 10 élèves
Ecoles secondaires et cycles d’orientation2 / 10 places de travail 5-7 / 10 élèves
Collèges, écoles professionnelles et hautes écoles2 / 10 places de travail 3-5 / 10 étudiants
Gares, arrêts importants de trams/bus2 / 10 places de travail 1-4 / 10 voyageurs quittant la gare (selon région et situation)
Arrêts de trams/bus–Selon région et situation
Parkings–5 / 100 places de stationnements pour voitures
Restaurants2 / 10 places de travail2 / 10 places assises
Hôtels2 / 10 places de travail1 / 10 lits
Auberges2 / 10 places de travail 2 / 10 lits
Cinéma, disco, local de musique2 / 10 places de travail 4 / 10 visiteurs simultanés
Théâtre, salle de concert2 / 10 places de travail 0.5-1 / 10 places assises
Musée, exposition2 / 10 places de travail1 / 100
m² de surface d’exposition
Bibliothèque2 / 10 places de travail 3 / 10 visiteurs simultanés
Piscine en plein air2 / 10 places de travail 5 / 10 visiteurs simultanés
Aménagements sportifs, piscines couvertes, centres de fitness2 / 10 places de travail 3 / 10 visiteurs simultanés
Autres dispositions liées au besoin standard

Réduction du besoin standard

Dans le cas où la topographie est défavorable ou les surfaces sont indisponibles (ex. des centres-villes historiques bâtis de façon compacte), le besoin standard peut être réduit de 25-50%.

Augmentation du besoin standard

Si la topographie ou la situation est très favorable, l’infrastructure pour les vélos très développée ou la proportion d’utilisation du vélo exceptionnellement haute à l’endroit en question, le besoin standard peut être augmenté de 25-50%.

Adaptation du besoin standard

  • Une adaptation du besoin standard peut se faire localement. L’ampleur de la correction dépend de l’utilisation.
  • Exception: aucune adaptation n’est faite dans les immeubles d’habitation.
  • Gares et arrêts de transports publics: une adaptation doit être justifiée par une étude spécifique.

Réalisation par étapes

  • Si le besoin standard apparaît trop élevé ou est incertain, les 2/3 du nombre de places déterminé peut être aménagé dans un premier temps.

Moment du recensement

  • La norme définit clairement à quel moment (mois, jour et heure) le recensement doit être fait, et ce pour les catégories énumérées dans le tableau ci-dessus.
Déterminer l’emplacement

Le choix de l’emplacement se fait selon des critères bien définis:

  • La distance entre le bâtiment et le stationnement doit être la plus courte possible.
  • Elle ne devrait pas excéder 30 m pour le stationnement de courte durée.
  • Elle ne devrait pas excéder 100 m pour le stationnement de longue durée.
  • Les petits aménagements décentralisés sont privilégiés par rapport aux grands aménagements groupés.
  • Les aménagements doivent être accessibles.
  • Les places de stationnements sont en surface, sauf pour les stationnements permanents où ils peuvent être souterrains ou sur un étage supérieur.
  • Les aménagements sont séparés des places de parc pour voitures et à proximité des escaliers intérieurs.
  • Le stationnement pour vélos peut être réglé pour plusieurs bâtiments ou pour une zone.

Le paradoxe de Braess

16 novembre 2021

Le faux syllogisme

Depuis bien longtemps, les embouteillages sont des problèmes majeurs existant en milieu urbain. La fluidification du trafic pendulaire demeure encore aujourd’hui un défi pour les autorités politiques.

La solution souvent choisie par ces derniers est l’ajout d’une voie, suivant le syllogisme selon lequel l’augmentation du nombre de voies créerait plus de places pour les voitures, et de facto, une meilleure fluidité. Mais ce syllogisme proposé par notre cerveau limbique est faux.

Le paradoxe de Braess

Proposé en 1968 par le mathématicien allemand Dietrich Braess, ce paradoxe est initialement établi pour la congestion des nœuds du réseau pour Internet : si on met un gros câble en fibre optique très rapide entre deux points, toutes les données l’emprunteront, ce qui provoquerait un trafic de données plus perturbé qu’avant.

Ce paradoxe est aussi vérifié sur nos routes. La multiplication des itinéraires possibles en voiture augmente les bouchons plutôt que de les résorber.

L’exemple-type de Séoul (Corée du Sud)

La ville avait 3 tunnels en 2002 où passaient 168’000 véhicules chaque jour. Lorsque la municipalité a fermé un des tunnels pour remettre une rivière à cet endroit, le trafic des autres tunnels a diminué et s’est dilué dans toutes les routes partout autour. Finalement, les tunnels n’accueillaient plus que 30’000 véhicules par jour (soit – 80%).

La solution

Même si cela peut paraitre contre-intuitif (d’où le terme « paradoxe »), lors d’un embouteillage, le meilleur moyen de fluidifier le trafic n’est pas forcément de rajouter une voie. Il vaut mieux parfois au contraire en supprimer une, voire la dédier à la mobilité douce.

L’implémentation des pistes cyclables ne se fait donc pas au détriment des automobilistes, bien au contraire.

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