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PRO VELO Valais Wallis

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L’association pour la promotion de la mobilité cyclable quotidienne et la défense des cyclistes en Valais.

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Transport

Vélo et transports publics en Valais : les résultats de notre sondage !

20 mars 2026

Le vélo, ce fantastique mode de transport – bon pour la santé, l’environnement, la tête, agréable (quand il est séparé du trafic motorisé), etc. – mais (il y a un mais) qui connaît quelques limitations : les longues distances et les dénivelés positifs. Une vitesse maximale parfois faiblarde, ainsi qu’une certaine fatigue physique qui peut s’établir, rendent les longs trajets et les montées peu encourageants.

La dream-team

Pour répondre à ce problème (qui n’en n’est pas vraiment un en fait, la majorité de nos déplacements font moins de 5 km et la majorité des Valaisans habitent en plaine), il existe une solution : la combinaison du vélo avec les transports publics. Nous avons nommé la dream team de la mobilité douce !

Sur le papier, c’est très simple. On saute sur notre vélo, en quelques virages et coups de pédales, on se retrouve à la gare, point de départ d’un vaste réseau de transport public, qui peut nous amener à peu près partout, sans effort, accompagné de notre fidèle monture.

Voilà pour la théorie… Mais en pratique, il n’est pas toujours simple de combiner ces deux modes de transport. Après avoir reçu quelques plaintes de nos membres suite à la généralisation de la réservation obligatoire pour vélo sur certaines lignes de bus entre mai et octobre, nous avons décidé de lancer un sondage pour recueillir un maximum de retours utilisateur·trice·s. Le but : y voir plus clair et proposer des pistes d’améliorations aux entreprises de transport. Ce sondage a été lancé en juillet 2025, en collaboration avec Valais Cycling et Pro VTT. Voici donc ce que nous retenons des réponses reçues.

Le retour du sondage

La majorité des 140 réponses obtenues concerne les trains CFF (80%), le reste concerne les cars postaux. Les déplacements sont principalement liés aux loisirs (75%), le reste concerne des déplacements utilitaires (25%). Mais si l’on pondère le type de déplacement avec leur fréquence, nous obtenons une part similaire entre les deux types de déplacement.

Ce service est très apprécié et jugé important par les utilisateur·trice·s, qui y voient une très bonne complémentarité avec le vélo, notamment au niveau des trajets longs ou avec du dénivelé positif. Pour certain·e·s, cette combinaison permet de se passer d’une voiture. La densité du réseau ainsi que le nombre d’arrêts proposés par les cars postaux sont également perçus positivement.

L’application CFF est également très appréciée. Notamment au niveau des indications qu’elle fournit sur la disposition des trains, facilitant le chargement des vélos. Toutefois, quelques difficultés d’utilisation ressortent : l’annulation d’une réservation, la réservation d’un trajet vélo sans achat de billet (avec passeport vélo ou carte journalière vélo), le plafonnement à 15 CHF avec une carte journalière lors d’achats séparés, et la réservation de places vélos contiguës pour les groupes et les familles.

L’application CFF s’améliore continuellement. À l’heure où nous écrivons ces lignes, il est possible d’annuler une réservation jusqu’à 30 minutes avant le départ. La réservation d’une place vélo sans achat de billet a été simplifiée.

Ce service est jugé trop cher par la majorité des sondé·e·s (le prix d’un billet vélo correspond au prix ½ tarif du billet). D’autant plus que ce surcoût semble injuste, alors que le transport des poussettes, bagages encombrants, trottinettes et même de vélos emballés dans des sacs est gratuit !

Si vous transportez régulièrement votre vélo dans les transports publics, une solution intéressante est le passeport vélo, qui coûte 260 CHF par an et permet de ne plus acheter de billet parcours pour votre vélo.

Les CFF donnent des conseils pour transporter gratuitement votre vélo : utiliser un vélo pliable ou le transporter dans une housse. Les remorques sont transportées gratuitement. Dans notre sondage, l’utilisation de la housse apparaît comme anecdotique. PRO VELO Suisse donne également des conseils sur cette page.

La réservation obligatoire est jugée négativement. Pour 80% des sondé·e·s, elle est soit inutile, soit trop souvent exigée, que ce soit pour les trains ou les bus. Elle est jugée plus durement par les pendulaires : 46% d’entre eux·elles l’estiment inutile et 40% trop souvent demandée. Son prix unique – 2 CHF – semble injuste car il n’évolue pas en fonction de la longueur du parcours. Elle apparaît donc très pénalisante pour les trajets courts.

Parlons-en de cette réservation obligatoire, qui suscite beaucoup de réactions. Depuis 2025, elle est entrée en vigueur en Valais (ainsi que dans d’autres cantons) de mai à octobre sur certaines lignes de cars postaux jugées touristiques, comme celle qui relie Sion à Savièse. L’un de nos membres l’utilise régulièrement pour remonter de la plaine avec son vélo après son travail. Résultats des courses : pour un rack vélo systématiquement vide, la réservation obligatoire implique un surcoût de 40 CHF par mois (s’il l’on considère 20 trajets) ce qui triple le coût du transport du vélo (le coût mensuel du passeport vélo est de 22 CHF) ! Sans parler de la procédure de réservation fastidieuse qui est à réaliser chaque jour. Cet utilisateur a eu l’excellente idée de documenter par photo tous ces transports nécessitant une réservation obligatoire et payante. Nous vous laissons apprécier le résultat qui parle de lui-même :

Dans les bus sans réservation de vélo obligatoire, il est permis de transporter un vélo à l’intérieur du car, pour autant que la place le permette, les poussettes et chaises roulantes étant prioritaires. Les vélos des enfants jusqu’à 6 ans peuvent être transportés gratuitement et sans réservation. D’autres informations utiles concernant le transport des vélos dans les cars postaux peuvent être consultés sur cette page FAQ.

L’accessibilité peut être améliorée. Le nombre de places est jugé légèrement insuffisant, avec une tendance plus marquée pour les trains. Ces derniers sont en effet souvent pleins aux heures de pointe, et les zones vélos encombrées de divers objets. Et dans ces conditions, certains utilisateur·trice·s aimeraient justement bien pouvoir réserver une place pour leur vélo, ce qui n’est pas toujours possible, notamment dans les trains Régio. À noter que pour les trains, les “wagons vélos” sont très appréciés, avec un nombre de places important et une accessibilité améliorée.

Au niveau des bus, le nombre de places disponibles est mieux noté, même si certains regrettent que durant et en marge de la saison hivernale il ne soit pas possible d’utiliser de racks mixtes permettant de transporter des skis et un vélo. En revanche, la majorité des réponses montre qu’il est difficile d’installer un vélo sur les racks à l’arrière des cars, à cause de la hauteur des crochets.

En cas de difficulté à charger votre vélo, n’hésitez pas à solliciter poliment l’aide d’un passager ou du chauffeur. Même si ce dernier n’est pas tenu professionnellement de vous aider, le savoir-vivre voudrait que oui. De manière générale, une bonne communication avec le personnel est indispensable à une bonne cohabitation. N’hésitez pas par exemple à indiquer au chauffeur lorsque vous descendez du bus que vous devez récupérer votre vélo. Cela vous évitera de vous retrouvez seul·e sans votre vélo au bord de la route !

Le point de vue des transporteurs

Les résultats de ce sondage ont été présentés à la commission annuelle des transports publics et de la mobilité douce, organisée par le Service de la Mobilité du Canton du Valais. Durant cette rencontre, l’Union des Transport Publics du Valais (UTP) a pu présenter leur point de vue sur ce service.

Pour les entreprises de transport, le transport des vélos est un défi opérationnel, avec de nombreuses contraintes techniques. On veut bien les croire ! De plus, il faut savoir qu’il existe un cadre strict, sous la forme de règlements rédigés par Alliance SwissPass (l’organisation faîtière de la branche des transports publics en Suisse). C’est par exemple le document Tarif 600 qui gère les questions de transport des bagages, des vélos et des animaux.

Lors de cette séance, nous avons demandé aux cars postaux de réévaluer la pertinence de rendre les réservations obligatoires sur certaines lignes valaisannes, ce qu’ils se sont engagés à faire en 2026, après une période d’observation d’une année (après la mise en place de cette mesure). En effet, notre analyse montre qu’une réservation obligatoire et systématique est un frein au développement de la mobilité combinée pour les déplacements quotidiens. Espérons-donc que ce travail porte ses fruits ! Il nous semblerait pertinent de ne pas systématiser la réservation obligatoire. Sur certaines lignes CFF, la réservation n’est d’ailleurs obligatoire uniquement les week-end.

PRO VELO Suisse, dans une prise de position récente suite à la généralisation de cette réservation obligatoire, demande que cette mesure reste provisoire, le temps de mettre suffisamment de places vélos à disposition dans les transports publics. Notre association faîtière entretient également des contacts réguliers avec diverses entreprises de transport, dont CFF et CarPostal. Cette dernière explique être globalement satisfaite du nouveau système de réservation généralisé. Une demande a été faite auprès des CFF afin de développer plus rapidement une nouvelle fonctionnalité de l’application qui permettrait de connaître le nombre de places encore disponibles dans les bus afin de pouvoir mieux organiser les sorties de groupe. De plus, CarPostal souhaite améliorer leur service avec une capacité augmentée et une meilleure formation des chauffeurs au service de transports de vélos, notamment au niveau du chargement des vélos.

Notre vision de la mobilité combinée

Le dialogue va donc continuer entre ces différents acteurs, que ce soit au niveau cantonal ou fédéral. Ces discussions et réflexions communes permettront sans aucun doute d’améliorer ce service qui est, nous le rappelons, apprécié et jugé important pour la promotion du vélo. À rappeler que, que ce soit au niveau cantonal ou fédéral, des objectifs de développement du vélo ambitieux ont été fixés. Afin de rendre ce service encore plus efficace et attractif, d’autres mesures devront être réfléchies et discutées. Vu qu’il n’est matériellement pas possible de transporter tous les vélos dans les transports publics, il est également nécessaire d’améliorer l’offre des vélos en libre service du stationnement vélo de qualité à proximité des arrêts et des gares, comme présenté dans cet argumentaire de PRO VELO Suisse.

En Suisse, le potentiel d’intermodalité entre le vélo et le train est important puisque 97% des personnes vivent à moins de cinq kilomètres d’une gare. Pourtant, selon les CFF, en 2025, seul 12% des usagères et usagers se sont rendu·e·s à la gare à vélo.

PRO VELO continuera à œuvrer pour que toutes ces mesures soient mises en place le plus rapidement possible – en parallèle au développement d’un réseau cyclable sûr, continu et séparé du trafic – afin de rendre cette dream team de la mobilité douce la plus performante possible ! Si tu juges notre travail important, n’hésite pas à nous soutenir et…

…deviens membre !

« Il ne faut pas opposer les modes de transport »

7 mars 2026

Cette petite phrase, on l’entend souvent dans les discours politiques. Surtout en cette période d’élections communales, quand plusieurs candidates et candidats se positionnent sur des sujets locaux comme la mobilité.

Voici un exemple noté en marge des élections communales vaudoises du 8 mars 2026:

Source : PLR Lausanne

Opposer les usagers, ou les modes?

De manière générale, le postulat selon lequel il ne faudrait pas opposer les usagères et usagers est juste. PRO VELO Valais/Wallis le rappelle régulièrement, notamment lors du lancement de son initiative cantonale en 2021 (20min.ch, article du 26.11.2021).

En effet, la plupart des cyclistes possèdent également un permis de conduire et une voiture, qu’ils utilisent lorsque cela s’avère nécessaire. En une seule journée, il est donc possible de se retrouver à la fois piéton, cycliste et automobiliste.

Cependant, le fait de ne pas opposer les usagers ne signifie pas qu’il faille éviter d’opposer les modes de transport. Nous postulons au contraire que les différents modes de transport sont en concurrence, que ce soit pour l’espace public limité, mais aussi pour d’autres aspects, comme le financement public. Ainsi, dans le contexte actuel en Suisse, il est indispensable de reconnaître cette compétition et de prendre des décisions pour rééquilibrer leur répartition.

Multimodalité : le mot magique pour ne fâcher personne

Depuis quelques années, le mot multimodalité s’est imposé dans le discours public. Il a l’avantage d’être consensuel : chacun peut s’y reconnaître, automobilistes, usagers des transports publics, cyclistes ou piétons. Mais derrière ce terme rassembleur se cache souvent une manière élégante d’éviter la question centrale : qui occupe l’espace ? Car lorsque l’espace est limité, promouvoir tous les modes de transport à la fois revient parfois surtout à éviter de trancher.

Ainsi, même si plaire à toutes et tous peut sembler séduisant en politique, l’espace des routes, lui, ne s’étend pas à l’infini : il impose de faire des choix.

Aujourd’hui, dans de nombreuses villes, près de 60% de l’espace est consacré au trafic automobile, entre les voies de circulation et les places de stationnement. Ce chiffre rappelle une réalité simple : malgré les discours sur la diversité des mobilités, la voiture reste de loin le mode de transport auquel on réserve le plus de place. Autrement dit, même lorsque la politique parle de multimodalité, la répartition de l’espace raconte souvent une tout autre histoire.

Illustration de l’artiste suédois Karl Jilg

Cette question est bien illustrée par ce que certains urbanistes appellent « l’arrogance de l’espace » (arrogance of space) : la voiture occupe une surface très importante par personne transportée, que ce soit en circulation ou à l’arrêt. À surface égale, un flux de vélos peut transporter cinq à dix fois plus de personnes qu’un flux de voitures. La question de la mobilité devient alors aussi une question d’efficacité dans l’utilisation d’un espace limité.

Une évolution historique

Pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, il faut revenir un peu en arrière. Après la Seconde Guerre mondiale, la généralisation de la voiture a profondément transformé les habitudes de déplacement et, par extension, nos normes et nos lois. En Suisse, le nombre de voitures est passé d’environ 150’000 en 1950 à plus de 1,6 million vingt ans plus tard.

En 1960, la Confédération a décidé de créer un réseau autoroutier national. L’objectif est de doter le pays d’un système cohérent d’autoroutes et de routes principales à haut débit, marquant le passage d’un réseau cantonal fragmenté à un maillage national planifié, capable de répondre à la motorisation croissante de l’après-guerre.

Ce développement est particulièrement marqué en Valais. Le nombre de véhicules routiers motorisés s’élève à 298’000 en 2020. En comparaison nationale, le canton présente un taux motorisation élevé: le taux cantonal est de 648 voitures de tourisme pour 1’000 habitants, alors que la moyenne nationale est de 541 (source: Service valaisan de statistique et de péréquation).

Source: Etat de Vaud

Un confort qui rend dépendant

Il est indéniable que la voiture a facilité la vie quotidienne et transformé nos déplacements. Elle permet de transporter aisément des personnes, mais aussi des objets lourds ou encombrants, rendant possibles des activités qui seraient autrement difficiles.

Mais elle a aussi amené son lot de problèmes, en premier lieu la dépendance. La voiture a rendu beaucoup de personnes dépendantes au point que le choix du mode de transport ne se pose presque plus : rester dans son habitacle sur quatre roues semble désormais évident, même pour des petites distances. Nous sommes devenus si dépendants que nous acceptons volontiers de passer de longues heures dans les bouchons, alors même que des alternatives plus écologiques, plus saines, moins onéreuses et souvent plus rapides existent dans de nombreuses situations.

Cette dépendance ne s’explique pas seulement par les habitudes individuelles. La voiture a aussi profondément influencé la manière dont nous avons organisé et occupé l’espace. Routes élargies, stationnement omniprésent, aménagements pensés avant tout pour la circulation automobile : au fil du temps, nos villes et nos territoires se sont structurés autour de ce mode de transport. En retour, cet aménagement de l’espace renforce encore la dépendance à la voiture, en rendant les alternatives moins pratiques ou moins sûres.

Ainsi, cette dépendance a profondément influencé la vision de la mobilité au fil des ans. Bien que les concepts de mobilité douce ou active (marche, vélo) se soient démocratisés, ils peinent encore à se traduire par des mesures fortes ou un rééquilibrage réel de l’espace routier. Ainsi, on concède parfois un peu de place aux vélos, mais la plupart des infrastructures cyclables en Suisse restent lacunaires.

La dépendance à la voiture instaure des attitudes très motonormées (en savoir plus sur la motonormativité) et créé un déséquilibre durable des parts modales, en faveur de la voiture, notamment par l’espace qu’on lui réserve.

Source : Australia’s Cycling Promotion Fund

Ainsi, plus qu’un simple slogan séduisant, le refus d’opposer les modes de transport apparaît comme un concept en décalage avec les politiques publiques souhaitables et l’urgence de rééquilibrer l’espace de nos routes! Réduire la place actuellement réservée aux voitures est non seulement un enjeu de santé publique, mais aussi un choix de société : c’est faire le choix d’une ville où l’on respire, où l’on circule, où l’on vit mieux.

Vers notre article « Pourquoi le vélo? »

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Le Cyclobus arrive en Valais – Une première historique en Suisse pour la mobilité scolaire douce !

17 juin 2025

Vétroz – Printemps 2025. C’est une grande première en Suisse : le Cyclobus, ce véhicule collectif à pédales déjà adopté avec succès dans plusieurs pays européens, fait son entrée dans le paysage valaisan. Et pas n’importe où : à Vétroz, commune pilote où ce projet innovant porté par PRO VELO Valais/Wallis vient d’être lancé avec le soutien du Service cantonal de la mobilité (SDM) et du Service de la circulation routière et de la navigation (SCN).

Avec une homologation temporaire inédite, le Cyclobus s’élance pour la première fois sur les routes suisses. Une avancée décisive pour une mobilité scolaire plus durable, plus sûre… et plus joyeuse !

Une réponse innovante aux défis de la mobilité scolaire

Les abords des écoles, souvent surchargés et peu sécurisés pour les cyclistes, freinent les familles à laisser leurs enfants se déplacer à vélo. Le Cyclobus répond à cette problématique de manière ludique, collective et sécurisante.

Une pétition lancée à Chamoson: «50 km/h à côté de l’école, ce n’est plus possible»



Qu’est-ce qu’un Cyclobus ?

C’est un véhicule collectif à pédales, doté d’une assistance électrique, qui permet à un adulte et à une dizaine d’enfants de parcourir ensemble le trajet vers l’école. Grâce à sa taille équivalente à celle d’une voiture, il assure une visibilité accrue sur la route, tout en éveillant l’intérêt et l’enthousiasme des enfants. Résultat : les élèves deviennent de plus en plus autonomes et adoptent le vélo durablement.

Déjà populaire en France, en Belgique et aux Pays-Bas, le Cyclobus trouve pour la première fois sa place sur les routes suisses – et c’est en Valais que tout commence.

Crédit : commune de Vétroz

Vétroz, un terrain idéal pour innover

Pourquoi Vétroz ? La commune possède tous les atouts : une topographie plate, un périmètre restreint de 3 km, un réseau routier aménagé en zones 30 et de rencontre – autant d’éléments favorables à une mobilité douce sécurisée.

Grâce à l’engagement de la commune, qui a cofinancé le projet avec le Service cantonal de la mobilité, le Cyclobus circule officiellement depuis le 29 mai 2025. Il est entreposé localement et entretenu par un garage partenaire, garantissant sa fiabilité et sa disponibilité.


Une première étape vers un déploiement national

Ce projet pilote ne vise pas seulement à améliorer la mobilité à Vétroz : il ambitionne d’ouvrir la voie à une homologation définitive au niveau suisse. À l’image des navettes autonomes de Sion, le Cyclobus bénéficie d’une homologation temporaire délivrée sous conditions par le SCN. Une réussite qui pourrait inspirer de nombreuses autres communes valaisannes – et helvétiques.


Une vision portée par PRO VELO et l’ATE

Ce succès est le fruit d’un travail de terrain rigoureux, de rencontres avec les autorités cantonales et d’un partenariat étroit avec l’ATE (Association Transports et Environnement). Ensemble, nous œuvrons à une Suisse plus cyclable, inclusive et résolument tournée vers l’avenir.


Et ensuite ?

Le Cyclobus est bien plus qu’un simple véhicule : c’est un outil pédagogique et social, une source de plaisir pour les enfants, et une solution concrète pour réduire la dépendance à la voiture individuelle. Si le projet de Vétroz confirme ses promesses, il pourrait faire école dans tout le pays.


Les médias en parlent :

  • Rhône FM
  • Walliser Zeitung

Notre engagement est bénévole, notre impact est cantonal (et même national 😇)

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En 2025, promouvons le vélo!

29 décembre 2024

« Le Valais est un canton alpin, la pratique du vélo ne s’y prête pas bien. » Qui n’a pas déjà entendu cette phrase ? Souvent, plutôt que de rappeler les aspects positifs et les vertus de la mobilité douce (à ce sujet, lire ici), on s’attarde à trouver des excuses pour ne pas modifier son comportement.

Car oui, l’être humain est un animal d’habitudes. Et parfois, de mauvaises habitudes. Comme lorsqu’il se retrouve dans un bouchon et s’en plaint sur Facebook, sans se rendre compte qu’il contribue à le former. Et c’est là que doit entrer en jeu la promotion.

En promouvant une alternative, on met moins le doigt sur une mauvaise habitude avérée (ce qui a plutôt tendance à nous borner qu’à nous faire changer), mais on propose une autre méthode qui, si elle est intelligemment conçue, provoquera le changement espéré.


« Les gens ne changent pas de comportement,
à moins que ça fasse une différence pour eux. »

— Sharon Stone, actrice américaine

Le succès d’un bon moyen de promotion réside donc dans sa capacité de provoquer un changement (ladite différence) chez une personne, généralement grâce à son efficacité, son aspect ludique et amusant, ou encore son caractère rentable (temporellement et financièrement).

La promotion, un pilier essentiel

Dans sa stratégie mobilité douce 2040, le canton du Valais a défini la promotion comme un des trois piliers susceptibles de provoquer une augmentation de la part modale des déplacements cyclables.

Car oui, en se classant dernier canton de Suisse avec une part modale de déplacements effectués à vélo de 2.6%, le Valais part de loin.

Relire notre article : Part modale : le Valais dernier!


Les réseaux cyclables et les infrastructures sont certes fondamentales pour augmenter cette part modale. Mais dans cet article, nous voulons nous focaliser sur le 3e atout plutôt négligé, la promotion de la mobilité douce quotidienne.

Promouvoir le vélo, oui, mais comment ?

Nous le savons, près de la moitié des déplacements effectués en voitures sont inférieurs à une distance de 5km. Loin de nous l’idée de vouloir construire des pistes cyclables à Ferpècle ou à La Fouly, tentons donc de convaincre notre cher voisin qui se rend acheter son pain en voiture à la Coop Pronto se trouvant au coin de rue, ou notre amie qui va au boulot en voiture, alors qu’elle travaille à 10 minutes à vélo de chez elle.


PRO VELO a lancé déjà plusieurs actions qui cartonnent: Biketowork, Bik2school, Cyclomania, … vous les connaissez surement. Aujourd’hui, nous voulons agrandir notre boîte à idées, et proposer de nouvelles mesures de promotion au canton.

APPEL À IDÉES!

Nous souhaitons soumettre des mesures concrètes de promotion au Service cantonal de la mobilité. Et si c’était la tienne ?

Transmets-nous ton idée, en expliquant :

  • le concept en quelques lignes ;
  • à qui elle s’applique;
  • quel serait son coût ou un exemple d’un endroit où cela existe déjà.

PRO VELO lance le prix de la pelle rouillée

26 novembre 2024

A vélo en hiver, mais naaan?

Ce qui dans beaucoup d’esprits s’apparente à une ineptie, correspond en réalité à une pratique de plus en plus courante, voire absolument normale. Le vélo est un moyen de transport à part entière, pratiqué en été comme en hiver.

Alors oui, probablement que durant les 2-3 jours de neige en plaine on opte plutôt pour pour les transports publics, mais de manière générale, la pratique du vélo en hiver est très courante.

Selon une étude de la Haute Ecole de Lucerne, près de 3/4 des cyclistes qui se rendent le plus souvent à leur travail ou à leur formation enfourchent leur vélo même lorsque les conditions météorologiques sont défavorables.

Toujours selon cette étude, la satisfaction à l’égard de l’infrastructure cycliste est un facteur décisif. Alors qu’une infrastructure déficiente est presque devenu un mal acceptable en été, cela devient un fait critique en hiver.

L’infrastructure, un facteur clé

En hiver, l’état des routes et des voies cyclables en particulier est donc un facteur clé. Dans un canton alpin comme le Valais, le déblaiement des routes conditionne donc fortement la pratique du vélo.

Malheureusement, les vieilles habitudes sont encore bel et bien présentes en matière de déblaiement. Les voies cyclables sont rarement dégagées, ou servent même de dépôt pour les tas de neige qui sont enlevés pour faire passer le trafic automobile individuel.

Avenue Ritz à Sion, le 24 novembre 2024

Les exemples d’autres villes nous le montrent, c’est une simple question de priorité! A Copenhague, les pistes cyclables sont déblayées en premier, et la ville a massivement investi dans des déneigeuses spécialisées. Le budget pour le déneigement des pistes cyclables a augmenté de 2 millions de DKK par an (270 000 €) à partir de 2012 (source).

Pelle dorée ou pelle rouillée?

Après de nombreux rappels aux services techniques communaux, des plaintes à répétition des usagers, et même une interpellation au Grand Conseil en 2022, PRO VELO décide d’agir.

Et cela passera par changer les habitudes! En lançant le prix de la pelle rouillée durant cet hiver 2024/2025, l’association veut récompenser la commune qui fait le plus d’efforts pour la mobilité douce et, au contraire, offrir une belle pelle rouillée à la commune la moins cyclophile.

A l’aide des hashtags #yapasdesaisonpourprendreleguidon et #picommentlapistecyclable, les usagers sont invités à transmettre les bons et mauvais exemples sur tous les vecteurs sociaux.

Bon hiver, et surtout prenez soin de vous!

Vers le communiqué de presse


Les médias en parlent
Le Nouvelliste (1): https://www.lenouvelliste.ch/valais/pistes-cyclables-mal-deneigees-pro-velo-valais-cree-le-prix-de-la-pelle-rouillee-pour-sensibiliser-les-communes-1429421
Le Nouvelliste (2): https://www.lenouvelliste.ch/valais/pro-velo-valais-deplore-le-mauvais-deneigement-des-pistes-cyclables-ce-quen-pensent-les-internautes-1429645
Le Matin : https://www.lematin.ch/story/valais-un-prix-de-la-pelle-rouillee-pour-les-pistes-cyclables-mal-deneigees-103228310
20 minutes : https://www.20min.ch/fr/story/valais-une-pelle-rouillee-pour-les-pistes-cyclables-mal-deblayees-103227407
Canal 9: https://canal9.ch/fr/provelo-mecontent-du-deneigement-des-pistes-cyclables/
Rhône FM: https://www.rhonefm.ch/valais/pro-velo-valais-lance-le-prix-de-la-pelle-rouillee-767178
Walliser Bote : https://pomona.ch/story/509325/pro-velo-lanciert-preis-f%C3%BCr-gemeinde-die-im-winter-am-meisten-und-am-wenigsten-velofreundlich-ist?shareHash=Z1A0Wpq
Rhonezeitung : https://walliser-zeitung.ch/pro-velo-wallis-vergibt-negativpreis-der-rostigen-schneeschaufel/

 » Je n’ai pas de voiture, je ne sais pas ce qu’est la motonormativité. Mais après j’ai googlé, et j’ai pigé. »

Toi aussi, fais comme Charles Quint, renseigne-toi sur la motonormativité!

Lire notre article sur la motonormativité


Les nouvelles rames CFF – un succès pour PRO VELO !

17 novembre 2024

La multimodalité – un défi important

Le monde politique ne manque pas de le répéter constamment: n’opposons pas les moyens de transport et promouvons la multimodalité. Cette vision parfaitement louable est à ce jour pourtant bien loi d’être implémentée.

En effet, pour rendre la multimodalité fonctionnelle, il convient d’adopter une approche stratégique et collaborative, comprenant notamment les éléments suivants:

  • Améliorer les infrastructures de transports: création de points de connexion efficaces entre les différents modes de transports
  • Favoriser les transports publics: adapter les fréquences, améliorer l’uniformité tarifaire
  • Encourager les mobilités douces: création de pistes cyclables et de zones piétonnes, encourager les vélos partagés
  • Collaboration avec le secteur privé: solutions de covoiturage
  • Innovation technologique : favoriser la mobilité intelligente

Tant de tâches qu’il convient de réaliser et de parfaire dans notre canton.

Un exemple de succès : les nouvelles rames RégionAlps

Il y a 5 ans, le 11 novembre 2019, le pôle technique de notre association a rencontré la direction de RégionAlps, entreprise de transport ferroviaire qui exploite les trains régionaux en Valais. Le but était d’aborder la vision de l’entreprise en matière de transports de vélos ainsi que les nouvelles rames prévues pour 2026.

Un premier constat: la politique actuelle des CFF ne changera pas. Pour des raisons de capacités, les CFF et RégionAlps misent avant tout sur le dépôt des vélos dans les gares, et non le transport de ceux-ci dans leurs rames. Pour ce faire, ils encouragent et contribuent à la création de Velostations sécurisées et couvertes.

Un deuxième constat: les 24 nouvelles rames de RégionAlps contiendront plus de places pour les vélos qu’initialement prévu.

Lors de la publication l’appel d’offres pour les nouvelles rames, des représentants de PRO VELO et de Kargobike ont contacté RégionAlps afin de connaître le cahier des charges et les exigences. Quelques mois après, nous avons été invités à participer dans un groupe de travail les besoins multimodaux.

Après 2 après-midis de séances de travail et suite à la transmission des besoins pour les cyclistes et les coursiers, 18 places assises ont été supprimées afin d’agrandir la zone multimodale. Un succès pour le monde cycliste!

Vers le communiqué de presse des CFF
Vers l’article du Nouvelliste


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