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PRO VELO Valais Wallis

PRO VELO Valais Wallis

L’association pour la promotion de la mobilité cyclable quotidienne et la défense des cyclistes en Valais.

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À découvrir

Les cyclistes, ces usagers exemplaires de la route !

15 mars 2025

On entend souvent dire que les cyclistes ne respectent pas le code de la route, grillent les feux rouges ou roulent n’importe comment. Pourtant, plusieurs études viennent contredire cette idée reçue (lire plus ici) : les cyclistes seraient bien plus respectueux des règles que les automobilistes ! Ça alors, qui l’eût cru ?

Moins d’infractions que les automobilistes

L’étude danoise montre par exemple que seulement 7% des cyclistes ont été pris en flagrant délit d’infraction, contre 66% des automobilistes. Un chiffre qui devrait faire réfléchir ceux qui aiment jouer au shérif du bitume. Parmi les infractions les plus courantes chez les automobilistes : excès de vitesse, non-respect des distances de sécurité et stationnements gênants ou illégaux (oui, Jean-Michel, ta voiture sur la piste cyclable, c’est une infraction, pas un droit divin !). En comparaison, les infractions des cyclistes restent bien plus rares et nettement moins dangereuses pour les autres usagers.

Une sécurité à double tranchant

Certes, certains cyclistes prennent parfois des libertés, mais il est essentiel de comprendre pourquoi. Contrairement aux voitures, les vélos sont bien plus vulnérables sur la chaussée. Beaucoup de cyclistes adaptent leur comportement pour des raisons de sécurité : éviter une portière qui s’ouvre, contourner une voiture mal garée ou avancer légèrement à un feu rouge pour être mieux visibles des automobilistes. Ce ne sont pas des actes d’incivilité, mais plutôt des réflexes d’auto-préservation. Après tout, personne ne veut finir comme une crêpe sous un pare-chocs !

Encourager la cohabitation

Plutôt que d’opposer cyclistes et automobilistes, il est temps d’encourager une meilleure cohabitation sur la route. Respect, bienveillance et aménagements adaptés sont les clés pour une circulation apaisée. Cela passe par plus d’infrastructures sécurisées pour les cyclistes, mais aussi par une prise de conscience des automobilistes quant à l’espace qu’ils occupent et aux risques qu’ils font peser sur les usagers plus vulnérables.

Chez PRO VELO Valais, nous militons pour une mobilité plus douce et plus respectueuse. Loin d’être des rebelles de la route, les cyclistes sont avant tout des acteurs du changement vers des villes plus agréables et sécurisées. Alors, la prochaine fois que vous croisez un vélo, un sourire, un petit coup de frein et un soupçon de patience feront toute la différence. Après tout, mieux vaut un cycliste heureux qu’un automobiliste frustré, non ? 🚴‍♂️😉

Participe à notre événement (inscription ici)

Les nouvelles rames CFF – un succès pour PRO VELO !

17 novembre 2024

La multimodalité – un défi important

Le monde politique ne manque pas de le répéter constamment: n’opposons pas les moyens de transport et promouvons la multimodalité. Cette vision parfaitement louable est à ce jour pourtant bien loi d’être implémentée.

En effet, pour rendre la multimodalité fonctionnelle, il convient d’adopter une approche stratégique et collaborative, comprenant notamment les éléments suivants:

  • Améliorer les infrastructures de transports: création de points de connexion efficaces entre les différents modes de transports
  • Favoriser les transports publics: adapter les fréquences, améliorer l’uniformité tarifaire
  • Encourager les mobilités douces: création de pistes cyclables et de zones piétonnes, encourager les vélos partagés
  • Collaboration avec le secteur privé: solutions de covoiturage
  • Innovation technologique : favoriser la mobilité intelligente

Tant de tâches qu’il convient de réaliser et de parfaire dans notre canton.

Un exemple de succès : les nouvelles rames RégionAlps

Il y a 5 ans, le 11 novembre 2019, le pôle technique de notre association a rencontré la direction de RégionAlps, entreprise de transport ferroviaire qui exploite les trains régionaux en Valais. Le but était d’aborder la vision de l’entreprise en matière de transports de vélos ainsi que les nouvelles rames prévues pour 2026.

Un premier constat: la politique actuelle des CFF ne changera pas. Pour des raisons de capacités, les CFF et RégionAlps misent avant tout sur le dépôt des vélos dans les gares, et non le transport de ceux-ci dans leurs rames. Pour ce faire, ils encouragent et contribuent à la création de Velostations sécurisées et couvertes.

Un deuxième constat: les 24 nouvelles rames de RégionAlps contiendront plus de places pour les vélos qu’initialement prévu.

Lors de la publication l’appel d’offres pour les nouvelles rames, des représentants de PRO VELO et de Kargobike ont contacté RégionAlps afin de connaître le cahier des charges et les exigences. Quelques mois après, nous avons été invités à participer dans un groupe de travail les besoins multimodaux.

Après 2 après-midis de séances de travail et suite à la transmission des besoins pour les cyclistes et les coursiers, 18 places assises ont été supprimées afin d’agrandir la zone multimodale. Un succès pour le monde cycliste!

Vers le communiqué de presse des CFF
Vers l’article du Nouvelliste


Je souhaite contribuer au pôle terrain – technique !

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et tu verras, on est cool!

La motonormativité, késako?

29 juillet 2024

Le trafic motorisé individuel implique de multiples conséquences néfastes pour notre santé, pour notre sécurité et pour la qualité de notre environnement. Tous ces faits sont clairement avérés et documentés. Pourtant, même lorsque des alternatives de mobilités pourraient facilement être développées pour diminuer le trafic motorisé (et oui, on pense au vélo ici), la voiture reste ardemment défendue, et ce à tous les niveaux, du politique jusqu’au simple citoyen, même ceux ne conduisant pas !

Un constat que nous partageons chez PRO VELO Valais/Wallis. Modifier le système de mobilité pour le rendre plus attractif pour le vélo est un changement incroyablement difficile à opérer, et ce dès que l’on touche à la mobilité individuelle motorisée.

  • Vous nous dites qu’il y aurait la place pour une piste cyclable bidirectionnelle dans cette rue? Je ne n’en vois pas.
  • Oui, la rue est très large en fait, il suffirait de supprimer une rangée de places de parc.
  • Mon dieu, ceci est inimaginable !

(dialogue véridique)

A qui la faute ? A la MOTONORMATIVITÉ !

Dans les villes, la grande majorité de l’espace public est réservé au trafic motorisé.

Qu’est-ce que la motonormativité ?

Mais que signifie ce terme un peu barbare ? Attention, définition ! La motonormativité décrit les biais cognitifs dont nous sommes toutes et tous (quasiment) victimes. Ces biais consistent à définir la voiture comme moyen de transport prioritaire, et à accepter les conséquences néfastes qui en découlent, alors que ces mêmes conséquences ne sont pas acceptables dans d’autres domaines.

Voici quelques exemples pour illustrer ce phénomène, issus d’un sondage réalisés sur 2000 personnes au Royaume-Uni:

Si quelqu’un laisse ses effets personnels dans la rue et qu’ils sont volés, c’est de leur faute et la police ne devrait rien faire. 40% des gens sont d’accord avec cette déclaration.

Maintenant changeons légèrement la question, en spécifiant le type d’effet personnel volé.

Si quelqu’un laisse sa voiture dans la rue et qu’elle est volée, c’est de leur faute et la police de ne devrait rien faire. Ici, la proportion des interrogés d’accord avec cette déclaration chute à 5%! Pourtant, rationnellement, il s’agit de la même question, la voiture étant un cas particulier d’effet personnel.

Deux autres exemples issus de cette étude sont intéressants:

Le risque fait partie intégrante [de la conduite/du travail], et tous ceux qui [conduisent/travaillent] doivent accepter le fait d’être gravement blessés. Proportions des interrogés d’accord : 61% pour la variante voiture, contre 31% pour la variante travail.

Les gens ne devraient pas [conduire/fumer] dans les zones densément peuplées ou d’autres personnes devraient respirer la fumée des [voitures/cigarettes]. Proportions des interrogés d’accord : 17% pour la variante voiture, contre 75% pour la variante cigarette.

Deux poids, deux mesures

Les gens acceptent donc plus facilement des conséquences néfastes, même très graves, si celles-ci proviennent du trafic individuel motorisé. Une des conséquences directes de la motonormativité est la façon dont sont considérés les accidents de la route. On les traite un peu comme la météo. Personne n’y est vraiment responsable, nous devons simplement accepter ces événements comme des aléas inévitables, des fatalités contre lesquelles personnes n’y peut rien.

Les gens acceptent donc plus facilement des conséquences néfastes, même très graves, si celles-ci proviennent du trafic individuel motorisé

Motonormativité

Par contre, lorsqu’un accident implique un cycliste, on pose systématiquement la question de ce que les victimes portaient (casque, habits visibles, etc.), sans jamais réfléchir aux causes qui ont abouti à un conflit entre deux modes de mobilités différents, dont un très vulnérable (tels que des aménagements inadaptés).

Autre exemple de motonormativité bien connu des cyclistes. Les données montrent que les cyclistes et les automobilistes enfreignent les règles dans les mêmes proportions. Pourtant, dès qu’un cycliste commet la moindre infraction au code de la route, certains crient au scandale (comme on peut très souvent le lire sur les commentaires en ligne), alors que très souvent ces écarts sont la conséquence d’une recherche de sécurité par rapport à des infrastructures inadaptées. De l’autre côté, le fait qu’un automobiliste enfreigne les règles – la plupart du temps pour gagner quelques précieuses secondes – est très bien accepté socialement.


Des conséquences sur nos infrastructures

Mais ce mode de pensée a également de fâcheuses conséquences sur le monde réel, notamment sur la manière dont on aménage l’espace public, puisque tout doit être entrepris pour faciliter les déplacements en voiture, qui est le mode de transport à prioriser.

Dans les carrefours, les angles des routes ont tendance à être arrondis, et ce pour faciliter le changement de direction des automobilistes, qui peuvent se permettre de moins ralentir (et de gagner de précieuses secondes). De ce fait, si un piéton doit traverser un carrefour, non seulement il se confronte à des véhicules plus rapides, mais en plus le passage piéton (c’est-à-dire la zone à risque) est sensiblement rallongée (si vous avez de la peine à suivre, n’hésitez pas à vous aider de l’image ci-dessous!)

On peut bien sûr éloigner le passage piéton du carrefour pour le placer dans la portion non-élargie de la route, mais le piéton sera toujours pénalisé car son trajet rallongé, la mobilité piétonne rendue moins attractive, tout ceci pour le confort des automobilistes.

A Sion, afin de faciliter les trajets des automobilistes, un piéton voulant traverser la route des Parties-Neuves en longeant la route des Ronquoz voit son trajet rallongé et doit traverser un passage piéton plus long que la largeur de la route, tout en risquant d’y croiser des voitures roulant plus vite. Le risque est également plus grand pour les cyclistes roulant sur la piste cyclable, puisque la partie rouge (à risque) est rallongée.

Cet exemple peut paraître bien anecdotique. Mais si vous observez comment l’espace public est agencé au travers du prisme de la motonormativité, vous y trouverez multitudes d’autres exemples qui montrent que nos rues sont très souvent d’abord réfléchies pour la voiture, puis pour les autres modes de transports et activités, si la place le permet. D’ailleurs, à chaque rétrécissement de la chaussée, les infrastructures cyclables et pédestres disparaissent systématiquement (du fait de normes motonormatives…), alors que c’est justement dans ces endroits que les utilisateurs les plus vulnérables sont les plus menacés.

Et ceci à des conséquences bien réelles sur la façon dont les gens se déplacent, puisque tout autre mode de transport que la voiture se voit marginalisé et rendu plus compliqué. Cela encourage donc les gens à opter pour la voiture. Après tout, tout est fait pour, réconfortant ainsi les décideurs et planificateurs dans leur choix. Ainsi, la motonormativité s’auto-alimente et se renforce.

Once you see it, you can’t unsee it

La bonne nouvelle, c’est que cela est en train de changer ! Vous vous rappelez de la première image montrant une rue bondée de voitures. En vérité, elle date un peu. Il s’agit de la rue Rivoli à Paris, et voici à quoi elle ressemble aujourd’hui:


En Suisse et en Valais, les choses changent aussi, doucement mais sûrement, vers moins de motonormativité. Des lois et des stratégies se mettent en place afin de reconnaître et de promouvoir le vélo en tant que moyen de transport. Mais tout se passe encore lentement, la faute – vous l’aurez compris – à la motonormativité qui à la peau dure.

Heureusement, une fois que l’on prend conscience de ce biais, il est plutôt facile de le corriger. Et une fois qu’on l’a vu, il est difficile de s’en défaire.

Pour aller plus loin sur ce sujet:

Vidéo “Carspiracy – You’ll Never See The World The Same Way Again” par Global Cycling Network (en anglais) : https://youtu.be/-_4GZnGl55c?si=x0lRCdpU84E1GFl4

Vidéo “Motonormativity: A blind spot we all share”, par l’Université de Lausanne (en anglais) : https://youtu.be/FnhQUJQgf7Y?si=AbAnwOmcfw_A3jd0


NOTRE ENGAGEMENT EST BÉNÉVOLE
–
NOTRE IMPACT EST CANTONAL

DEVIENS MEMBRE DE PRO VELO

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Bike2school: en avant les jeunes!

17 mars 2024

Ces jeunes qui ne font plus de vélo

La part du vélo dans les déplacements des jeunes a diminué ces dernières décennies, tant pour les motifs récréatifs (le vélo comme loisirs ou sport) qu’utilitaires (le vélo comme moyen de transport).

Dans une étude menée à Yverdon-les-Bains, 19% des jeunes de 13 ans n’ont pas de vélo fonctionnel, allant même jusqu’à 40% pour les adolescents de 20 ans.

Plusieurs recommandations émergent alors:

  • Prolonger la pratique ludique du vélo en une pratique récréative er utilitaire
  • Faciliter l’accès à un vélo adapté en état de fonctionnement
  • Développer les compétences nécessaires pour la pratique utilitaire et régulière
  • Communiquer autour du vélo de manière ciblée auprès des jeunes
  • Donner l’occasion aux jeunes de tester le vélo (utilitaire)
  • Développer des territoires accueillants pour la pratique du vélo
Lire le rapport de l’étude de cas

.

Bike2school – le concept

Le concept est simple: inciter nos jeunes (10 à 20 ans) à se rendre à vélo à l’école. L’action, chapeautée par la faîtière PRO VELO Suisse, est une action de promotion qui se veut ludique, en récompensant les kilomètres parcourus par de chouettes prix. Les classes comptabilisent ainsi des kilomètres parcourus et tentent de faire mieux que les autres classes du pays.

En automne 2023, l’action a rassemblé 4‘200 enfants et adolescents distribués sur 23 cantons. Un total de 281’565 km ont été parcourus.

Vers le site de Bike2school

Et en Valais, rien …

La promotion dès le plus jeunes âge est une priorité pour PRO VELO Valais/Wallis. Pourtant, en 2023, aucune classe n’a participé à Bike2school dans notre canton.

Deux raisons expliquent ceci. D’une part, le lobbyisme effectué auprès des écoles n’était pas assez marqué, et l’action probablement assez peu répandue.

D’autre part, les frais d’inscription de 95.- / classe n’étaient pas subventionnés par le canton, contrairement à 19 autres cantons. PRO VELO Valais/Wallis s’est battu auprès du Département de l’enseignement et de la formation pour que celui-ci prenne les frais d’inscription à sa charge. Essayé pas pu…

Notre interpellation au Chef du Département
La réponse obtenue

2024, l’année du changement?

Cette année, Promotion Santé Valais s’est engagée à prendre en charge les frais d’inscription. Ce partenariat avec PRO VELO Valais/Wallis est une première, espérons qu’il portera ses fruits.

Communiqué de presse de Promotion Santé Valais et PRO VELO


Tu connais un-e prof?

Propose-lui de s’inscrire à Bike2school!

Télécharger le flyer

La Rustination – l’atelier pour réparer ton vélo

2 mars 2024

Le samedi 2 mars, un nouvel atelier participatif de réparation de vélo a été inauguré à Sion.

L’atelier s’inscrit dans un concept d’économie circulaire et dans un cadre chaleureux et participatif. Grâce à des permanences assurées par l’association, il te permet de réparer toi-même ton vélo, avec l’aide de spécialistes qui te donneront des conseils.

Tu peux aussi devenir membre de l’association, ou contribuer aux permanences.

Site de la Rustination


Enfin, tu peux y trouver des vélos remis à neuf par des membres de l’association et mis en vente sur le shop.

La Rustination, rue de l’Industrie 47, 1950 Sion

Défi Vélo recrute!

6 décembre 2022

vélo-enfant

Tu as entre 18 et 30 ans et tu aimes travailler avec les jeunes?
Tu es à l’aise à vélo dans le trafic et tu es prêt·e à apprendre les bases de la mécanique vélo?
Tu sais réagir en cas d’accident et tu disposes d’une attestation de premiers secours?
Tu es disponible de manière ponctuelle durant les périodes scolaires et mobile en Suisse romande?

Le travail de monitrice·teur DÉFI VÉLO et de Pro Vélo est organisé par demi-journées, rémunéré 30.-/h et comprend deux jours de formation obligatoire les 11 et 12 mars 2023.

Télécharger le flyer

Envoie avant le 15 janvier une lettre de motivation qui inclut ton parcours de cycliste ainsi qu’un bref CV. Les dossiers seront traités au fur et à mesure de leur réception.

Contact: valais@defi-velo.ch

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